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AGOA. Retour envisagé de la Côte d’Ivoire, le Burundu menacé de sortie

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Les Etats Unis envisagent de sortir le Burundi du programme AGOA (African Growth and Opportunity Act), la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique. Par contre, la Côte d’Ivoire est redevenue éligible, en 2011, après le conflit qui a opposé les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo à ceux de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara.

AGOALinda Thomas-Greenfield, la sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines explique que Washington est en train d’envisager de retirer le Burundi de la liste des pays sub-sahariens qui bénéficient de ce programme qui soutient l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain.

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Lors de la dernière présidentielle, le gouvernement américain avait déjà décidé de suspendre son assistance technique à la Commission électorale burundaise, dénonçant les « efforts continus du président Pierre Nkurunziza pour violer l’accord d’Arusha, briguer un troisième mandat et maintenir le calendrier électoral, sans fournir les conditions nécessaires à des élections crédibles ». Cette fois, Washington menace les autorités burundaises de sortir le pays du programme AGOA.

« Il y a au sein du programme AGOA un processus de révision pour examiner les pays qui ne sont pas en synchronisation avec ce que nous voudrions voir arriver politiquement et démocratiquement en terme de droits de l’Homme, a précisé Linda Thomas-Greenfield, la sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines, le 21 août dernier, lors d’une conférence de presse. C’est cet examen périodique qui a permis à la Côte d’Ivoire de redevenir éligible à l’AGOA en 2011.

L’AGOA permet à certains produits en provenance d’une quarantaine de pays d’Afrique subsaharienne de bénéficier d’un accès préférentiel au marché américain. Ce système a été renouvelé pour dix ans, le 29 juin dernier, par Barack Obama.

Le forum qui vient de fêter ses 15 ans au Gabon sous le thème : « Agoa 15 ans : pérennisation du partenariat pour le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique », permet aux pays de l’Afrique subsaharienne d’exporter plus de 5 000 produits aux Etats-Unis sans frais de douane.

Il vise également à encourager la diversification de l’économie dans les pays les plus pauvres d’Afrique ainsi que le recours à l’assistance technique pour consolider les reformes et le développement économique sur le continent. Cependant, pour nombre d’observateurs, l’instauration de l’AGOA avec l’Afrique arrive tardivement.

Alors que la Chine s’est profondément ancrée sur le continent, que l’Europe essaye d’y protéger ses intérêts et que l’Inde ainsi que le Japon y réalisent d’importantes incursions, les États-Unis étaient en marge d’un continent destiné à devenir l’un des leaders de la croissance économique mondiale dans les années à venir. Désormais, le changement de stratégie est de mise. Les États-Unis incitent eux aussi leurs entreprises à investir sur le continent.

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