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Algérie : La manne pétrolière recule de 40% en 2020

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Au vu des nombreux facteurs négatifs qui ont affecté le secteur des hydrocarbures algérien, une chute vertigineuse des revenus était plus que prévisible. Néanmoins, les chiffres révélés par de le ministère de l’Energie laissent découvrir une ampleur inattendue.

En effet, la rente pétrolière est en chute libre, avec 40% de recette de moins en 2020 par rapport à 2019 à cause de plusieurs facteurs. Il y a d’abord la baisse des exportations en volume, mais également en valeur du fait de la chute des cours mondiaux de brut.

« Le volume global des exportations d’hydrocarbures a atteint 82,2 millions en tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2020 pour une valeur de 20 milliards de dollars (16,54 milliards d’euros), soit des baisses respectives de 11% en volume et de 40% en valeur par rapport à 2019 », a affirmé le ministère algérien de l’Energie. Le recul des volumes exportés, s’explique en partie par le contexte de la pandémie qui a prévalu en 2020 et qui a réduit la consommation mondiale d’hydrocarbures.

Sauf qu’à cela s’ajoute la perte de parts du marché espagnol au profit des Etats-Unis. En effet, faisant prévaloir le contrat signé, la Sonatrach n’avait pas voulu réajuster ses prix, malgré le recul des cours mondiaux. Du coup, les opérateurs espagnols se sont tournés vers les fournisseurs américains de gaz. Ainsi, dès les quatre premiers mois de l’année, les Etats-Unis sont devenus le premier fournisseur de gaz à l’Espagne. Heureusement, une renégociation intervenue en octobre lors de la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères permettra de relancer la Sonatrach sur la péninsule ibérique qui est assurément son plus important marché.

Concernant, les cours du pétrole, les producteurs du monde entier se souviendront de 2020 comme de l’année où les cours du pétrole ont été négatifs, le temps d’une séance. La moyenne des prix est passé à « 42 dollars le baril en 2020, contre 64 dollars durant l’année précédente, soit une perte de près de 23 dollars par baril (-35%) », relève toujours le ministère.

Il y a lieu de noter que cette baisse des revenus est également synonyme de recul des recettes du Trésor qui ont était 31% moins importantes que celle de 2019. C’est ce qui explique la persistance des déficits jumeaux, celui du budget et celui de la balance des paiements.

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