Le Président américain, Joe Biden, a conclu, mercredi, sa visite d’État de trois jours en Angola, en mettant en avant le corridor de Lobito, un projet ferroviaire majeur visant à renforcer la connectivité et la croissance économique en Afrique australe

Le projet, soutenu par un prêt américain de 550 millions de dollars, vise à relier la ville portuaire angolaise de Lobito à la République démocratique du Congo (RDC) et à la Zambie, avec une deuxième phase prévue pour prolonger le corridor à travers la Tanzanie.
Le Président Biden a visité le projet aux côtés du Président angolais, João Lourenço, du Président de la RDC, Felix Tshisekedi et du Président zambien, Hakainde Hichilema.
La visite a coïncidé avec le Sommet de haut niveau du Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux (PGII) sur le corridor de Lobito, qui a réuni les chefs d’État pour discuter du potentiel de transformation du chemin de fer.
S’exprimant lors du Sommet, M. Biden a déclaré : «le corridor de Lobito est plus qu’une voie ferrée, c’est une passerelle vers une prospérité partagée pour l’Angola, la RDC, la Zambie et au-delà.» Et d’ajouter : «ce partenariat illustre la manière dont les infrastructures peuvent unir les nations et donner du pouvoir aux populations», a-t-il dit.
De son côté, le Président Lourenço a souligné le rôle de l’Angola en tant que plaque tournante régionale, tandis que le Président Tshisekedi a souligné le potentiel du corridor pour libérer les vastes richesses minérales de la RDC. Le Président Hichilema s’est dit, quant à lui, optimiste quant à l’accès accru de la Zambie aux marchés mondiaux grâce à des liaisons de transport améliorées.
La première phase du projet du corridor de Lobito consiste à rénover la voie ferrée existante en Angola et à l’étendre jusqu’à la région minière de la RDC, une source essentielle de cobalt et d’autres minéraux essentiels pour les industries mondiales.
Cet investissement stratégique souligne l’engagement des États-Unis à favoriser les infrastructures qui stimulent les échanges commerciaux et les opportunités économiques en Afrique.
Il s’agit de la première visite du Président Biden sur le continent et de la première visite d’un Président américain en Angola. Le dernier chef d’Etat américain à s’être rendu en Afrique était Barack Obama en 2015.
Avec AFP






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