C’est son management qui l’a annoncé dans la semaine dans une communication aux actionnaires : Le groupe sud-africain Nedbank est en négociations avancées pour céder les 21% qu’il détient dans le groupe togolais Ecobank Transnational Incorporated, connu par son appellation contractée « Ecobank .» La direction ne précise pas avec qui ces tractations sont engagées, ni la valorisation de la transaction, mais des rumeurs du marché invoquent l’intérêt des groupes bancaires marocains
Dix ans après son entrée dans le tour de table d’Ecobank qui avait sanctionné un partenariat entamé en 2008, Nedbank amorce un changement stratégique en réduisant sa voilure en Afrique francophone. Cette annonce est la première mesure forte du «nouveau» CEO, Jason Quinn, en poste depuis 2024. «Nous finalisons une revue stratégique de notre investissement financier dans Ecobank Transnational Incorporated,» a-t-il confirmé, précisant au passage que ses échanges avec les investisseurs avaient mis en lumière «un fort soutien à une cession si celle-ci devait avoir lieu.»
Nedbank ne serait pas la première institution bancaire à redimensionner sa présence en Afrique subsaharienne. L’une après l’autre, les banques françaises et britanniques se sont soit retirés de la région, soit réduit considérablement leur présence. Avec le désengagement de NedBank du tour de table d’Ecobank, ces manœuvres de recentrage touchent désormais les partenariats intra-africains. Avec plus de 33 filiales sur le continent, un total de bilan de près de 30 milliards de dollars et un rôle de premier plan dans le financement des entreprises africaines, Ecobank reste un acteur majeur du secteur bancaire sur le continent. Mais le départ de son partenaire stratégique sud-africain le poussera peut-être à redéfinir sa stratégie de croissance, son modèle de rentabilité et sa structure de capital.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




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