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Beaucoup d’agriculteurs africains risquent de se retrouver avec moins d’engrais

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Il n’y a certes pas de place boursière où le phosphate et les engrais sont cotés, pourtant les prix n’en sont pas moins fixés par la loi du marché, régis qu’ils sont l’offre et la demande. Or la demande d’engrais semble avoir sensiblement augmenté au cours des derniers mois, les cours ont naturellement suivi au point de menacer l’approvisionnement des pays d’Afrique subsaharienne.

C’est bientôt la saison des pluies dans beaucoup de pays du continent, ce qui est synonyme de début de la campagne agricole. Sauf que beaucoup n’avaient pas anticipé la forte hausse des prix des intrants en particulier ceux des engrais. Au cours des six derniers mois, le DAP, principal fertilisant chimique utilisé par les agriculteurs du monde entier, a vu son prix passer du simple au double à quelque 600 dollars la tonne, contre un peu plus de 300 dollars en septembre dernier.

C’est malheureusement une éventualité que les pays d’Afrique de l’Ouest n’avaient pas anticipé, à l’exception du Bénin dont le chef de l’Etat, Patrice Talon, est personnellement impliqué dans la filière coton. Du coup, quand ils ont voulu passer commande, ils se sont retrouvés avec des niveaux de prix trop élevés. Le risque est grand de voir beaucoup réduire les quantités habituelles qu’ils distribuaient à leurs producteurs.

La hausse des prix s’explique par la forte demande des produits agricoles à l’échelle mondiale qui a profité aux agriculteurs. Du coup, partout dans le monde la consommation d’engrais a sensiblement augmenté, jusqu’à 50% de plus que lors des campagnes précédentes. Les fournisseurs d’engrais ont donc revu leur prix à la hausse.

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