Cette rencontre hybride, dont l’Agence de Développement de Sèmè City à Cotonou sera l’hôte, traitera d’une transition environnementale et digitale juste pour deux secteurs clefs sur le plan géopolitique et économique
D’abord, un accent sera mis sur la régénération de la biodiversité en tant que bien public, en soutenant les moyens de subsistance locaux et en développant une économie de la biodiversité équitable. «Le volet biodiversité est prêt à être mis à l’essai, avec des initiatives concrètes en partenariat avec les organismes de conservation et les communautés locales,» indique le communiqué des organisateurs. Cette initiative met en avant une infrastructure numérique fonctionnelle et une approche de financement basée sur la performance, alignée sur les ODD et la stratégie de bioéconomie de l’Afrique.
Ensuite, les minerais critiques pour lesquels sera présenté, avec le Global Blockchain Business Council, un projet pilote africain de changement de paradigme qui mettrait en place un cadre de traçabilité robuste qui s’appuierait sur l’appel des Nations Unies en faveur d’un «système mondial de traçabilité pour les minerais de transition,»en exploitant la blockchain, les technologies de registres distribués (DLT) et l’intelligence artificielle pour une confiance vérifiable.
Pour changer d’échelle, la rencontre traitera du partenariat à développer entre les acteurs (autorités, entreprises, société civile) du développement durable et de la transition juste d’une part et ceux de la révolution digitale d’autre part. Il s’agit de mettre en place une stratégie commune de soutien du Web3 pour une gouvernance axée sur la paix et la prospérité et du recours à l’IA à impact pour changer les règles du jeux en soutien aux Objectifs du Développement Durable.
Veille et transformation : l’Afrique en tant que fournisseur clé de minéraux critiques
En combinant les forces des acteurs du développement durable, celles du Web3 (décentralisation, transparence, propriété) et de l’IA (analyse de données, automatisation, intelligence prédictive), il est possible de créer des solutions innovantes pour changer les règles du jeux et changer d’échelle en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies en Afrique. Dans ce contexte, il est impératif que les stratégies africaines ne se limitent pas aux paradigmes actuels.
Nous sommes à l’aube d’une mutation systémique mondiale, où l’intelligence artificielle, l’automatisation et les technologies exponentielles bouleversent les fondements économiques, politiques et sociaux. Alors que l’Afrique se positionne comme un fournisseur clé de minéraux critiques essentiels à cette transformation, elle doit veiller à ce que les modèles économiques liés à ces ressources – et aux écosystèmes qu’elles affectent – soient prêts pour l’avenir. L’économie numérique de la biodiversité et la gouvernance des minéraux critiques doivent être développées conjointement, avec des mécanismes de financement et de gouvernance résilients et transparents, capables de s’adapter à un monde en rapide mutation.











