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Bénin – Nigéria : La frontière Sèmè-Kraké ouverte mais les barrières toujours baissées.

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En annonçant en fanfare mi-décembre 2020, la réouverture de ses frontières terrestres avec ses voisins, le Nigéria mettait du baume au cœur des Béninois dont les échanges commerciaux sont très importants avec ce pays. Sauf que jusque-là, aucun camion de marchandises n’est autorisé à franchir de part et d’autre la frontière de Sèmè-Kraké qui sépare les deux pays au grand dam de l’intégration sous-régionale.

Cotonou et Abuja ont beau tenter de sauver les apparences, la frontière de Sèmè-Kraké remet toujours au goût du jour, la tension diplomatique née de la décision des autorités nigérianes de fermer leurs frontières terrestres avec des pays voisins depuis le 20 août 2019. Ces frontières terrestres fermées depuis plus d’un an devraient en principe être rouvertes le 16 décembre 2020, avaient annoncé les autorités nigérianes. Sauf que jusque-là, les barrières sont toujours baissées au niveau de la frontière de Sèmè-Kraké, un corridor qui alimente énormément l’économie béninoise.

Chauffeurs de camion de marchandises, déclarants en douanes, cambistes et autres hommes d’affaires qui font les transactions avec le Nigéria ne sont pas encore autorisés à reprendre du service au moment où ces lignes sont écrites. De quoi fâcher les Béninois dont les dirigeants ont pourtant fait des pieds et des mains pour obtenir du pouvoir nigérian, la levée des barrières. La joie qui a, ainsi donc, suivi l’annonce de cette réouverture laisse place à un désenchantement. Pour sûr, l’arrêt du trafic routier entre les deux pays a des effets néfastes sur l’économie béninoise que la flambée du prix de l’essence rend, par exemple, difficile l’écoulement de certaines productions agricoles. Officiellement, Abuja a évoqué des raisons sécuritaires et d’autres liées à la contrebande de certains produits dont le riz pour justifier la fermeture de ses frontières terrestres.


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