Une enquête de Greenwich Associates relayée par Standard & Poor’s Capital IQ, dont les résultats ont été rendus publics ce mercredi 4 octobre, fait d’intéressantes révélations sur l’impact qu’aura l’issue de la présidentielle américaine sur les économies du continent. Si Biden gagne, certains chefs d’Etat africains apprécieront sans doute l’effet attendu sur la dette.
Mercredi 4 novembre 2020, à 18h GMT, comme partout dans le monde, sur le continent beaucoup d’Africains ont les yeux rivés sur les chaînes d’information en continu ou encore sur des sites internet pour suivre l’évolution des résultats de l’élection. Mais pour le moment, les deux candidats étaient au coude à coude, même si Joe Biden avait une très légère avance.
Des chefs d’Etat africains comme Macky Sall qui a longtemps plaidé pour l’annulation de la dette, était sûrement en train de se croiser les doigts espérant la victoire du démocrate. Car, justement une victoire de Biden, selon une enquête de Greenwich Associates diffusée par S&P Capital IQ le même jour, signifie un possible allègement de la dette africaine.
«Il est assez clair que si Biden est élu, la valeur du dollar américain baissera», tranche William Llamas, Vice-président de Greenwich Associates, le cabinet qui a réalisé l’enquête. Or, étant donné que l’essentiel de la dette africaine est libellée en dollars, cela signifie que les caisses du trésor des Etats seront soulagées.
Plusieurs analystes ont été interrogés dans le cadre du sondage sur l’impact des élections américaines sur l’activité économique. Ils sont quasiment unanimes sur le fait que Biden, pour répondre aux effets du Covid-19, agira sur la masse monétaire afin d’injecter des ressources supplémentaires dans l’économie. Cela aura un effet certain sur la relance, mais contribuera à affaiblir le dollar face aux autres devises internationales. Ce sera alors une sacrée bouffée d’oxygène pour les finances publiques africaines.
En revanche, un dollar faible n’est pas une bonne chose pour les exportations des matières premières dont les cours sont fixés dans la devise américaine. De plus, dans la zone CFA par exemple, l’appréciation relative de l’euro face au dollar signifie une appréciation dans les mêmes proportions de la monnaie des huit pays de l’Uémoa et des six de la Cemac. Ce qui augmente d’autant les coûts de production, et réduira la compétitivité africaine.
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