Pour le moment, sa fortune, accumulée grâce au monopole que lui avait octroyé l’ancien régime angolais sur le secteur des assurances du pétrole, a été confisquée par la justice.
Bien mal acquis. En Angola aussi, vaste pays coincé entre l’Afrique centrale et l’Afrique australe, on s’attaque désormais aux richards ! En effet, la justice suisse a ordonné le gel de près de 900 millions de dollars appartenant à l’homme d’affaires et non moins économiste angolais Carlos Manuel de São Vicente, lequel est soupçonné de «blanchiment d’argent» par les autorités judiciaires helvètes.
Connu pour sa proximité avec le clan de l’ancien président Dos Santos qui lui a permis d’amasser une fortune colossale au cours des dernières décennies, Sao Vicente est le fondateur et PDG de la défunte compagnie d’assurances AAA Seguros SA.
En 2001, ce richard qui a également conservé sa nationalité portugaise avait bénéficié du monopole de l’assurance et la réassurance de la production pétrolière du pays. Sa compagnie avait été détenue notamment par la société nationale Sonangol, qui est le deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, à hauteur de 10%.
Il convient de rappeler qu’en Angola, beaucoup de proches de l’ancien chef d’Etat, Eduardo Dos Santos, qui a dirigé le pays durant 38 ans, font l’objet de poursuite, notamment sa fille, Isabelle Dos Santos la femme la plus riche du continent.
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Angola



![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Avion-450x232.jpg)

