Tous les articles qui parlent de taux directeur

Au terme de sa première session ordinaire de l’année tenue jeudi 2 avril, le Comité de Politique monétaire de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a en définitive décidé de maintenir inchangés ses principaux taux directeurs et de refinancement des banques ainsi que ses outils de pilotage de la masse monétaire. Ainsi, le taux d'intérêt des appels d'offres est maintenu à 4,75%, le taux de la facilité de prêt marginal à 6,25%, le taux de la facilité de dépôt à 0%. Par ailleurs, les coefficients des réserves obligatoires que les grandes banques centrales n’appliquent plus, reste à 7% sur les exigibilités à vue, et à 4,5% sur les exigibilités à terme.

L'inflation en Afrique du Sud a été bien maîtrisée dans les mois précédant le conflit, ralentissant jusqu'à l'objectif de 3 % fixé par la banque centrale en février. Toutefois, cette tendance devrait s'accélérer à mesure que les effets des hausses anticipées des prix du carburant et de la faiblesse du taux de change se feront sentir. «Nous avions alerté sur les risques élevés et avons procédé avec prudence dans la fixation de nos taux », a déclaré le gouverneur Lesetja Kganyago en lisant la décision du Comité de politique monétaire.

La banque centrale sud-africaine, South African Reserve Bank, a maintenu son taux directeur à 6,75 % jeudi 26 mars au terme de la réunion de son Comité de politique monétaire, expliquant sa prudence par la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient et les risques d'inflation. Les économistes de grandes banques du pays avaient anticipé ce statu-quo, car le conflit au Moyen-Orient a contraint la plupart des banques centrales dans le monde à revoir leurs prévisions et à reconsidérer l'évolution des taux d'intérêt

Les autorités monétaires marocaines redoutent en effet les risques inflationnistes induits par la flambée du baril de pétrole, conséquence de la guerre en cours au Moyen-Orient ainsi que son impact sur la croissance alors que le pays était installé dans un cycle de désinflation. Après un taux moyen de -0,2% au cours du quatrième trimestre 2025, l’inflation est à nouveau restée en territoire négatif en janvier 2026 en se contractant de 0,8%.

Pour sa première session de l’année tenue mardi 17 mars, le Conseil de politique monétaire de Bank Al-Maghrib (la Banque du Maroc) a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Comme ses consœurs un peu partout dans le monde, Bank Al-Maghrib marche sur une corde raide au regard du contexte géopolitique. La devise des banquiers centraux semble être la suivante : «dans le doute, il faut s’abstenir»

Pour le patron de la Réserve fédérale nigériane, la transmission différée des mesures de resserrement monétaire précédentes, la stabilité durable du taux de change et l'amélioration de l'approvisionnement alimentaire ont permis de contenir les pressions inflationnistes. L'inflation a ralenti à 15,10 % en glissement annuel en janvier 2026. C’est 2,5 fois moins qu’en 2024.

Après avoir remporté la bataille contre l’inflation galopante, la banque centrale du Nigeria - Central Bank of Nigeria (CBN)- continue sa stratégie d’assouplissement monétaire. Elle a abaissé son taux directeur de 50 points de base, à 26,5%. Son gouverneur, Olayemi Cardoso, justifie la décision : «la décision du Comité de politique monétaire s'est fondée sur une évaluation équilibrée des risques pesant sur les perspectives, qui laissent penser que la trajectoire désinflationniste actuelle se poursuivrait.»

Le gouverneur de la banque centrale, Lesetja Kganyago, a déclaré devant la presse que quatre membres du Comité de politique monétaire de la banque préféraient maintenir le taux directeur inchangé, tandis que deux étaient favorables à une baisse de 25 points de base. «Nous prévoyons que les anticipations d'inflation continueront de baisser à mesure que les Sud-Africains connaîtront une inflation toujours plus faible,» a déclaré Kganyago.

Au terme de la réunion de son Comité de politique monétaire ce jeudi 29 janvier, la banque centrale sud-africaine, South African Reserve Bank, a maintenu son principal taux directeur inchangé à 6,75 %, estimant vouloir voir les anticipations d'inflation baisser davantage et mettant en avant des pressions potentielles sur les prix, notamment les tarifs de l'électricité.

En cause : des failles jugées sérieuses dans la gouvernance et la lutte contre le blanchiment de capitaux. Pour note, la BCEAO n’a pas communiqué l’identité des 3 établissements sanctionnés.

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a décidé, à l’issue de sa réunion tenue mercredi 3 décembre, de maintenir le principal taux directeur auquel la banque centrale prête ses ressources aux banques à 3,25%, ainsi que le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,25%. Le Comité a également décidé de maintenir à 3 %, le coefficient des réserves obligatoires applicable aux banques.

En cause : des failles jugées sérieuses dans la gouvernance et la lutte contre le blanchiment de capitaux. Pour note, la BCEAO n’a pas communiqué l’identité des 3 établissements sanctionnés.

Bonne nouvelle pour les entreprises et les ménages de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : le coût moyen d’emprunt auprès des banques a légèrement reculé en août 2025. Cette diminution, bien que marginale sur un mois, confirme une tendance baissière observée depuis un an, portée par la stabilisation monétaire régionale. Cependant, cette moyenne cache des réalités très différentes entre les huit pays membres, certains affichant même une légère remontée des taux.