Les perspectives économiques à moyen terme pour le Botswana s’annoncent peu prometteuses, notamment en raison du manque de moteurs de croissance alternatifs pour l’avenir, a indiqué le groupe de la Banque mondial (BM) dans un nouveau rapport.
«Il sera difficile pour le Botswana d’atteindre ses objectifs à moyen terme tels qu’énoncés dans les programmes nationaux comme le Plan de développement transnational (TNDP)», a déclaré Jacques Morisset, économiste principal de la BM, lors d’une rencontre tenue à Gaborone pour la présentation du rapport.
Il a ajouté que, compte tenu des circonstances macroéconomiques actuelles et prévues, le Botswana a enregistré des taux de croissance en baisse depuis 2010.
Ces perspectives moroses sont partagées par le Fonds monétaire international (FMI) qui a souligné récemment que le Botswana connaîtra un ralentissement de sa croissance en 2023, notamment en raison de la baisse de la production et des prix des diamants dans un contexte de ralentissement économique mondial.
Le chef de la division Afrique du FMI, Luc Eyraud, a mis l’accent sur la nécessité pour ce pays d’Afrique australe de diversifier son portefeuille de croissance économique et de réduire sa dépendance excessive à l’égard des diamants.
Il a de même noté que le pays devrait également chercher à donner la priorité aux réformes en matière de facilitation et d’intégration du commerce au niveau international, aux investissements dans les infrastructures plus efficaces et plus résilientes au climat, ainsi qu’à un soutien plus ciblé aux secteurs à haute productivité et axés sur l’exportation.





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