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Cacao : Les multinationales dans le collimateur d’Accra et Abidjan

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La Côte d’Ivoire et le Ghana ont fixé jusqu’au 20 novembre courant aux multinationales du cacao, pour respecter le montant des primes destinées aux planteurs, indique un communiqué musclé publié hier jeudi 10 novembre par le Conseil Café Cacao ivoirien.

«Passé la date du 20 novembre 2022, le Conseil du Café-Cacao et le Cocobod feront des recommandations à leurs gouvernements respectifs pour prendre des mesures allant jusqu’à la suspension de tous les programmes de durabilité et à l’interdiction d’accès aux plantations pour effectuer des prévisions des récoltes», indique le texte.

Cet ultimatum fait suite à une rencontre, il y a une semaine, avec les acteurs du secteur à Abidjan, rencontre qui s’est soldé sans succès.

Les deux géants (la Côte d’Ivoire et le Ghana), qui pèsent pour 60% de la production mondiale du cacao, exigent un engagement à payer la totalité du «différentiel de revenu décent». Il s’agit d’une prime de 400 dollars par tonne, en plus du cours du cacao.

Dans le cadre du suivi du pacte économique passé entre les multinationales, la Côte d’Ivoire et le Ghana avaient initié des discussions, fin octobre respectivement avec le chocolatier Mondelez et les exportateurs Cargill, Olam, Ecom Trading, Cemoi, Touton, Barry Callebaut, ETG et Sucden. Au cours de ces discussions, les deux pays ont tenu à exprimer leur vive préoccupation sur les réticences de l’industrie du cacao à respecter ses engagements librement exprimés à payer le « différentiel de revenu décent », une sorte de prime exceptionnelle versée aux cultivateurs du cacao afin de compenser leur baisse de revenu.

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