«Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés,» a déclaré ce dimanche 13 juillet sur X le président camerounais au pouvoir depuis 43 ans
Cette annonce survient alors que le camp Biya a récemment connu plusieurs défections dans ses rangs : Issa Tchiroma Bakary, ministre chargé de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a quitté le gouvernement avant de se déclarer candidat à la présidentielle dans la foulée sous la bannière de son parti, le Front pour le salut national du Cameroun. Le ministre d’État, Bello Bouba Maïgari, ancien premier ministre, a également déclaré à son tour sa candidature. Responsable de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, un parti allié à M. Biya, il faisait figure d’allié historique depuis près de 30 ans.
D’autres voix demandent au chef de l’État, qui dirige ce pays d’Afrique centrale d’une main de fer depuis 43 ans, et président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, de céder la main. Cette série de défections des compagnons d’hier n’ébranlent pas la position de certains fidèles qui réaffirment leur soutien à Paul Biya.
Début juillet, le Secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, a convoqué à tour de rôle les élus et ministres de chacune des dix régions pour mener des concertations avec les soutiens du pouvoir.
Maurice Kamto, plus farouche opposant à Paul Biya, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2018 et Cabral Libii, figure importante de l’opposition sont déjà en course pour la présidentielle. Les candidats ont jusqu’au 21 juillet pour déclarer leur candidature à cette élection.





Cameroun



![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)
