Dernière récompense qui clôt la saison des Nobel, le 57ème Prix Nobel de l’Economie (prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel) a été attribué ce lundi 13 octobre à un trio de chercheurs composé du Français Philippe Aghion, de l’Israélo-américain Joel Mokyr et du Canadien Peter Howitt
Ces trois lauréats ont en commun «d’avoir expliqué la croissance économique tirée par l’innovation,» au cœur de la fameuse «destruction créatrice» théorisée par Joseph Aloys Schumpeter pour expliquer les facteurs à la source de la dynamique de la croissance notamment, la propriété privée, l’innovation et le crédit.
Philippe Aghion est professeur au Collège de France et à l’INSEAD et professeur invité à la London School of Economics et fellow de l’Econometric Society et de l’American Academy of Arts and Sciences. Ses recherches portent sur l’économie de la croissance. Avec Peter Howitt, il est à l’origine du paradigme de la croissance dite schumpétérienne, qui a ensuite été utilisé pour analyser la conception des politiques de croissance et le rôle de l’Etat dans le processus de croissance.
Le Grand Chelem des Etats-Unis
Les Etats-Unis et leurs puissantes universités apparaissent comme des machines à fabriquer des Nobel d’Economie. Au cours des dix dernières éditions, ils réalisent un Grand Chelem. Voici les lauréats des dix derniers prix Nobel des sciences économiques :
2025 : Joel Mokyr (Israel/Etats-Unis), Philippe Aghion (France) et Peter Howitt (Canada) pour leurs travaux sur l’impact des nouvelles technologies sur la croissance économique ;
2024 : Daron Acemoglu (Turquie/Etats-Unis), Simon Johnson (Royaume-Uni/Etats-Unis) et James A. Robinson (Royaume-Uni/Etats-Unis) pour leurs recherches sur la compréhension des inégalités et des écarts de richesses entre les nations ;
2023 : Claudia Goldin (Etats-Unis) pour ses travaux sur l’évolution de la place des femmes sur le marché de l’emploi et de leurs revenus ;
2022 : Ben Bernanke, ancien président de la Fed (Etats-Unis), Douglas Diamond (Etats-Unis) et Philip Dybvig (Etats-Unis), pour leurs travaux sur les crises financières et les banques ;
2021: David Card (Etats-Unis/Canada), Joshua Angrist (Etats-Unis/Israël) et Guido Imbens (Etats-Unis/Pays-Bas), pour leurs travaux qui ont permis d’éclairer de nombreux domaines comme le marché du travail, l’immigration et l’éducation ;
2020: Paul Milgrom (Etats-Unis) et Robert Wilson (Etats-Unis), pour avoir «amélioré la théorie des enchères et inventé de nouveaux formats d’enchères au bénéfice des vendeurs, des acheteurs et des contribuables du monde entier» ;
2019: Esther Duflo (France/Etats-Unis), Abhijit Banerjee (Etats-Unis) et Michael Kremer (Etats-Unis) pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde ;
2018 : William Nordhaus (Etats-Unis) et Paul Romer (Etats-Unis) pour avoir modélisé les vertus et les nuisances de l’activité économique sur le climat ;
2017 : Richard H. Thaler (Etats-Unis), pour ses travaux sur les mécanismes psychologiques et sociaux à l’œuvre dans les décisions des consommateurs et des investisseurs ;
2016 : Oliver Hart (Royaume-Uni/Etats-Unis) et Bengt Holmström (Finlande), théoriciens du contrat.





Suède
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