Le Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra vient de séjourner à Kigali où il a rencontré son homologue rwandais Paul Kagamé. Selon diverses sources, le volet sécuritaire était au centre de la rencontre. Déjà on suppute sur la contrepartie !
Au moment où le chef de l’Etat centrafricain était au Rwanda, le général James Kabarebe, un des plus proches collaborateurs du président rwandais séjournait à Bangui, la capitale centrafricaine pour rencontrer les troupes rwandaises déployées dans le pays. Sur un plan purement technique, les spécialistes estiment que l’armée rwandaise dispose de toutes les qualités, professionnelle et aguerrie, pour apporter son savoir-faire en matière de défense et de sécurité à la république centrafricaine. Après tout, si des forces étrangères, Wagner en particulier ignorant tout ou presque des réalités africaines, pourquoi pas le Rwanda pour sécuriser ce pays de l’Afrique centrale aux immenses richesses minières, forestières, hydriques, agricoles… ?
Pour rappel, selon RFI, le général James Kabarebe est un des hommes de confiance historiques du président rwandais, qu’il sert depuis l’époque de la rébellion, avant le génocide de 1994. Sa venue pour trois jours à Bangui est donc un signal fort de l’intérêt du Rwanda pour ce pays, d’autant qu’elle coïncide avec un aller-retour express du président Touadéra auprès de son homologue à Kigali.
Les deux chefs d’États « se sont accordé pour le renforcement de la coopération bilatérale » selon la présidence centrafricaine.
Du côté rwandais, on évoque des « discussions sur les coopérations en cours, incluant la réponse aux défis sécuritaires en RCA ». Selon le ministère rwandais de la Défense, 2 100 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique sous casque bleu de la Minusca, et 1 200 autres dans le cadre d’un accord bilatéral de soutien et de formation aux FACA. Un accord dont les détails ne sont pas connus, ce qui alimente de longue date les conjectures sur les contreparties obtenues par le Rwanda.





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