Le South African Revenue Service (SARS)- le fisc sud-africain, a annoncé avoir collecté 2.010 milliards de rands, soit 118,3 milliards de dollars de recettes fiscales au titre de l’exercice 2025/26. C’est un record historique, car les rentrées d’impôts franchissent pour la première fois le seuil des 2.000 milliards de rands, relève le patron de l’administration fiscale, Edward Kieswetter, lors de la présentation des résultats de l’année budgétaire.
Au total, les recettes ont progressé de 8,4 % sur un an, soit 155 milliards de rands supplémentaires par rapport à l’exercice précédent marquant une croissance deux fois plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB), estimée à 4 %. «Cela correspond à un ratio recettes fiscales/PIB de 25,9 % et à un coefficient d’élasticité de 1,73 », a précisé le Commissaire de South African Revenue Service.
Les principales sources de ce dynamisme proviennent de l’impôt sur le revenu des particuliers, suivi de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de l’impôt sur les sociétés, ainsi que des droits de douane et d’accise. Parallèlement, les remboursements fiscaux ont atteint 458 milliards de rands, soit environ 5,9 % du PIB, un niveau jugé important pour soutenir les ménages et les entreprises, mais aussi, pour sécuriser les investisseurs.
Ces résultats interviennent alors que le gouvernement poursuit des réformes visant à renforcer la collecte de l’impôt et les capacités de l’administration fiscale, notamment à travers la modernisation des systèmes numériques, le renforcement des audits et la lutte contre les flux financiers illicites. Dans le cadre du budget 2026/27, Pretoria a également ajusté les barèmes et crédits d’impôt à l’inflation afin d’éviter le «glissement des tranches d’imposition», tout en renonçant à une hausse de recettes initialement envisagée de 20 milliards de rands afin de préserver l’activité économique.
De plus, les indicateurs macroéconomiques du pays montrent des signes d’amélioration : la croissance devrait atteindre 1,6 % en 2026 contre 0,4 % en 2024. En février 2026, l’indice des prix à la consommation a reculé à 3 % contre 3,5 % en janvier, soutenue par la stabilité des prix alimentaires et la baisse des coûts des carburants.





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