Bénéficiaires de la forte croissance économique du pays de ces douze dernières années, les classes moyennes urbaines constituent désormais une cible importante de producteurs et négociants de vin européens
Le vin connaît une explosion de la demande chez l’Eléphant faisant du pays le premier importateur en Afrique subsaharienne. Selon le dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA), la Côte d’Ivoire a acheté, en 2023, 72.000 tonnes de vins pour 64 millions de dollars. Ce montant est en hausse de 22 % et dépasse celui affiché par l’Afrique du Sud (54,3 millions de dollars), qui est également un gros producteur, la Namibie (40 millions de dollars) et le Kenya (23,9 millions de dollars).
C’est l’Espagne qui, pour l’essentiel, profite de cet engouement du vin. Les producteurs espagnols ont expédié pour 67.934 tonnes de vins vers la Côte d’Ivoire, soit 88 % des importations en volume. A la deuxième position figure la France qui mise plutôt les vins haut de gamme à l’inverse de l’Espagne dont les exportateurs font le pari de produits plus accessibles et des cuvées d’entrée de gamme sur le marché.
Si globalement, le marché ivoirien du vin est prometteur avec la croissance de la classe moyenne qui devrait tirer encore la consommation dans les prochaines années, le département américain de l’agriculture souligne qu’il y a quelques nuages à l’horizon à commencer par le coût élevé lié aux importations, qui pénalise l’accessibilité aux consommateurs.
En Côte d’Ivoire, le vin fait partie des produits de consommation les plus taxés avec des droits d’importation de 20 %, une TVA de 18 % et une surtaxe additionnelle de 25 % qui s’applique à toutes les importations. Résultat, entre 60 et 75 % du prix de vente au détail du vin importé est formé par les taxes et les droits.





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