Le prix minimum garanti aux producteurs de cacao pourrait connaître une augmentation la saison prochaine. Ce prix qui est actuellement de 750 francs CFA le kg, devrait passer à plus de 800 francs CFA. A l’origine de cette hausse, la vente de plus d’un million de tonnes de la matière première au terme du mois d’avril. Plus de 1,05 million de tonnes de cacao de contrats d’exportations ont été déjà enregistrés à la fin avril. Environ 35 % du cacao mondial est produit en Côte d’Ivoire : quelque 900 000 producteurs le cultivent, et sur les 22 millions d’habitants que compte le pays, 3,5 millions dépendent du cacao pour vivre. Cette nouvelle qui n’a pas encore été annoncée officielle a été bien accueillie par les planteurs. Cette augmentation des prix devrait leur permettre de réaliser des investissements, d’accroître la superficie de leurs terres, d’acheter de nouveaux champs et de mieux les entretenir en utilisant des engrais et des insecticides.
Le gouvernement espère que la hausse des prix encouragera les planteurs à améliorer la qualité souvent médiocre des fèves : désireux de vendre leur production au prix le plus élevé, les planteurs ne prennent pas le temps de faire sécher leurs fèves correctement.
Sous la pression de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), la Côte d’Ivoire a initié des réformes dans le secteur du cacao au début de l’année 2012, l’objectif étant de réguler un secteur qui avait été libéralisé par les mêmes institutions 14 ans plus tôt.





Côte d’Ivoire![Tribune | Sans maîtrise de l’eau, la souveraineté alimentaire restera un slogan [Par Royking Niba, JOGOO Agriculture] La souveraineté alimentaire est sur toutes les lèvres. Le Sénégal veut réduire ses importations de riz, la Côte d'Ivoire accélère la transformation locale, le Cameroun relance ses filières vivrières. Des objectifs légitimes. Mais quand on regarde de plus près, la question de l'eau agricole reste étrangement absente des plans concrets. Or les chiffres parlent d'eux-mêmes : à peine 6 % des terres cultivées en Afrique subsaharienne sont irriguées. Tout le reste dépend de la pluie. Une pluie qui, avec le dérèglement climatique, arrive de plus en plus tard, tombe de plus en plus fort et s'arrête de plus en plus tôt.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Eau--450x217.jpg)





