Dix jours après la dissolution du gouvernement de Patrick Achi, Robert Beugré Mambé, 71 ans, ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, a été nommé Premier ministre par le président Alassane Ouattara. Le communiqué de la Présidence de la République est tombé ce lundi 16 octobre à la mi-journée.
Les «bookmakers» de la presse ivoirienne ont vu tout faux dans leurs pronostics qui inondaient les «Une» de la presse écrite et alimentaient les conversations dans les salons abidjanais depuis la dissolution du gouvernement de Patrick Achi le 06 octobre dernier. Déjouant les paris de tous les spéculateurs, Alassane Ouattara a nommé ce lundi 16 octobre le ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, Robert Beugré Mambé, au poste de Premier ministre. L’annonce a été officialisée ce lundi 16 octobre à la mi-journée par le secrétaire général de la présidence de la République, Abdouramane Cissé. Selon le communiqué de la Présidence de la République, Robert Beugré Mambé devrait proposer son gouvernement au chef de l’Etat dans les «meilleurs délais.»
Né le 1ᵉʳ janvier 1952, Beugré Mambé est à la tête du district autonome d’Abidjan depuis douze ans. Ancien président de la Commission électorale indépendante (CEI). Ingénieur des Travaux publics, le nouveau Premier ministre fut, entre autres, ministre auprès du président de la République chargé des XIIIe Jeux de la Francophonie organisés en Côte d’Ivoire, du 21 au 30 juillet 2017.
Elu maire de Songon aux récentes municipales du 2 septembre dernier sous la bannière du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), il s’est désisté en faveur de Gbrou Alloboué Osé, député de Songon.
Transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA, opposition), Robert Beugré Mambé est le septième Premier ministre nommé par Alassane Ouattara, depuis son élection à la présidence de la République en 2011. Il vient respectivement après Soro Kigbafory Guillaume, Ahoussou-Kouadio Jeannot, Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly, Hamed Bakayoko et Jérôme Patrick Achi.





Côte d’Ivoire
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




