fbpx

Crise coronavirus : L’Afrique résiliente !

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Alors que l’on commence à avoir un peu de recul sur cet événement sans précédent, on voit fleurir un peu partout dans les médias occidentaux des interrogations sur «le monde d’après». Coup d’arrêt à une mondialisation débridée et incontrôlée, cette crise n’est pas une réelle crise sanitaire. En effet les chiffres publiés à grand renfort de commentaires plus experts les uns que les autres restent étonnamment faibles par rapport à d’autres (la grippe saisonnière fait en moyenne 650.000 morts par an selon les chiffres officiels de l’OMS).

Non. Nous assistons en réalité à une crise politique.

tinmar 970

coronavirus monde

Profonde, dramatique, avec pour conséquence un cataclysme économique sans précédent. Alors que l’occident triomphant tentait au mois de mars de se rassurer, en prophétisant «un cataclysme apocalyptique» en Afrique, il n’en a rien été. Au contraire, l’Afrique, ainsi que des pays comme le Vietnam (0 mort à ce jour…) se sont montrés exemplaires et particulièrement résilients.

Certes il ne faut pas non plus sombrer dans la béatitude, mais il est évident que les habituels donneurs de leçon clament à la face du monde leur incapacité et leur impuissance face à un système dont ils ont perdu le contrôle : sa fragilité n’a d’égal que l’insouciance dans laquelle nous baignons depuis des décennies. Et sur ce point il faut reconnaitre que la résilience de l’Afrique est très certainement due, justement, au fait d’être peu insérée dans cette mondialisation.

La question du «et après» prend alors en effet tout son sens. Car cette crise a révélé au grand jour quelque chose de bien plus important encore : l’évidente et destructrice action de l’humain sur son environnement, du fait précisément de cette mondialisation hors contrôle, mettant directement en danger sa survie elle-même.

Qui n’a pas vu ces magnifiques photos de sites merveilleux sous un ciel bleu éclatant, du Taj Mahal au ciel limpide de Casablanca, de Shanghai ou de Nairobi, du fait de l’absence totale de trafic automobile et aérien ? De la fermeture des usines polluantes ?

«Et après» peut donc se résumer à cette interrogation : relance-t-on la machine de plus belle comme si de rien n’était, à grand renfort d’énergies carbonées, ou profitons-nous de cette crise pour repenser globalement cette mondialisation et ses conséquences réelles ?

L’Afrique a, manifestement, une leçon magistrale à donner au reste du monde sur ce sujet. Ses traditions, son organisation, sa vision sociétale sont une source évidente d’inspiration pour l’avenir.

Le monde saura-t-il l’écouter ?

Partager.

Répondre