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Crise du tourisme et des matières premières : La BAD alerte sur le risque de surendettement

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Du fait du poids du tourisme et des ressources naturelles hors pétrole dans les économies de certains pays africains, il fallait s’attendre à ce que les conséquences de l’absence des voyages internationaux s’étendent aux secteurs connexes, mais également au budget de l’Etat. C’est justement ce que vient d’établir la BAD dans le rapport dédié aux Perspectives économiques africaines 2021. Ainsi, à cause des pays dépendant de ces secteurs, la dette africaine connaîtra un alourdissement de 10 à 15 points de PIB.

L’un des pays les plus touchés demeure la Tunisie où les recettes touristiques ont reculé de 64%, cela a contribué à réduire les recettes du trésor, d’autant que l’ensemble des autres secteurs ont été touchés par les mesures de confinement. Du coup l’Etat tunisien n’a eu d’autres choix que de s’endetter à outrance. Ainsi, la dette atteint aujourd’hui 87% du PIB.

Pour l’Egypte, autre pays très dépendant du tourisme, le constat est le même. « La dette extérieure est montée à 36% du PIB, mais les nouveaux emprunts ont contribué à allonger l’échéance moyenne de la dette. La dette publique totale devrait s’accroître jusqu’à atteindre 90,6 % du PIB en 2021 avant de diminuer régulièrement pour aboutir à 77,2% d’ici à 2025 », souligne la banque panafricaine.


Evidemment, il y a d’autres facteurs qui expliquent l’alourdissement de la dette. Car, « une décomposition de la dynamique de la dette africaine montre que son accumulation provient principalement de la dépréciation des taux de change, de l’augmentation des charges d’intérêts, de déficits primaires élevés, de la mauvaise gouvernance et de la faiblesse des institutions, des programmes d’investissement public ambitieux et de l’accroissement des dépenses liées à la défense », indique l’institution financière panafricaine.

Parmi les 38 pays dont les engagements sont passés au crible, 14 présentent un risque de surendettement, alors que 6 sont déjà considérés comme surendettés. Néanmoins, dans un contexte de baisse des taux, il est possible pour les pays concernés de tirer leur épingle du jeu, surtout en s’appuyant sur les mécanismes de facilité offert par les partenaires du G20.

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