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Les défis d’Adesina

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En cinquante ans, un long chemin a été parcouru. On ne compte plus les projets dans lesquels s’est impliquée la Banque africaine de développement (BAD). L’institution mise en place par les Etats africains avec les principaux partenaires du continent s’est imposée comme une référence dans le financement. Le bilan est largement positif sur cinquante ans.

Au cours des 10 dernières années, Daniel Kaberuka a dirigé une banque qui a vu son siège passer d’Abidjan à Tunis avant de revenir dans le pays de Houphouët Boigny, l’un des pères fondateurs de la BAD. Le Rwandais Kaberuka passe la main au Nigerian Akinwumi Adesina dans un contexte particulier de croissance du continent avec mille et un défis à relever en termes de financement des projets. Dans sa structure interne également, la BAD doit évoluer vers une organisation plus souple.

Certains analystes reprochent à la banque panafricaine une certaine lenteur voire une lourdeur dans son processus de décision. Pour sa part, la banque a toujours répondu qu’elle doit concilier l’obligation d’accompagner les pays du continent tout en pérennisant son activité par une gestion minutieuse du risque. Elle est avant tout une « banque » même si elle doit financer le « développement africain ».

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Mais le fait est qu’il faut aller vers le juste milieu. Et au-delà de la gestion du financement des pays, la BAD doit relever le défi de la conception de projets multilatéraux tout en étant tête de pont dans leur montage financier.

Elle demeure l’une des principales institutions financières africaines dont la seule présence dans le tour de table ou dans le consortium de bailleurs de fonds inspire confiance. Dans l’avenir, la BAD devra de plus en plus accompagner les dirigeants du continent pour mieux concevoir leur politique économique et adapter leur action régionale. La BAD a les moyens de pousser les pays qui se recroquevillent sur eux-mêmes à aller davantage vers la mutualisation des projets de développement aussi bien pour les infrastructures, l’énergie, l’éducation ou la santé. Elle a l’obligation de le faire et c’est cela le principal défi d’Akinwumi Adesina.

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