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Dubaï, terre d’asile des banquiers qui fuient la Russie

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Les grandes banques internationales, notamment Goldman Sachs et JP Morgan, ont trouvé un «camp de repli» aux Emirats arabes unis. Elles y transfèrent précipitamment leur personnel de Moscou par crainte de conséquences de sanctions qui visent la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Goldman Sachs a annoncé le transfert de près de la moitié de ses 80 employés de Moscou vers Dubaï. Certains des 160 employés de JP Morgan dans la capitale russe vont faire de même.

Pour ces banques, les Emirats arabes unis présentent le profil d’une «planque» idéale. Le fait que ce pays n’applique pas pour l’instant les sanctions internationales contre la Russie, leur offre un plan B» pour continuer leur business. A Dubaï, ces grandes banques internationales peuvent en théorie ne pas appliquer localement les sanctions, mais les risques sont grands de se voir couper l’accès aux marchés internationaux. D’autant que les monarchies du Golfe sont dans le collimateur du Gafi, l’organe international de lutte anti-blanchiment.

Avec le déclenchement de la guerre en Ukraine, c’est devenu la nouvelle Suisse de la finance internationale, s’exclame un analyste émirati cité par la presse locale.

Au contraire de la Suisse, havre historique de la finance mondiale lors des grands conflits mondiaux, les Emirats arabes unis, tout comme l’Arabie saoudite, la Turquie et la Chine ont décidé de ne pas s’aligner sur les régimes de sanctions visant la Russie. Par ailleurs Dubaï n’a pas fermé son espace aérien, et les vols entre Moscou et Dubaï continuent d’opérer «normalement».

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