Le chef de l’Etat angolais João Lourenço a exhorté lors d’une réunion de l’Organisation des producteurs de pétrole africains à Luanda, le lundi 16 mai, les pays africains à résister aux pressions exercées par les « étrangers » concernant l’abandon immédiat des combustibles fossiles.
Même s’il s’en défend, le numéro un angolais prêche aussi pour sa propre paroisse, son pays étant un grand producteur de pétrole. Joao Lourenço a justifié sa position par le fait que l’abandon des combustibles fossiles nuirait gravement aux économies du continent, alors que les grandes économies développées sont responsables de l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre. « Chaque pays a le droit de bénéficier de ses ressources naturelles, d’autant plus que plusieurs nations du continent dépendent du développement et de l’exploitation desdites ressources pour améliorer les conditions de vie de leurs populations » a lancé le président angolais aux délégués qui participaient à la conférence de l’« Opep africaine ».
« Plus de 125 milliards de barils de pétrole et 500 milliards de mètres cubes de gaz en Afrique pourraient rester à jamais inexploités si le continent cède à la pression étrangère pour adhérer à la transition énergétique. Sauver la planète ne doit pas entraîner plus de faim et de misère pour les populations des pays qui dépendent des revenus du pétrole », a affirmé Lourenço.





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