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Environnement : ce que dit le rapport du GIEC

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Les changements climatiques nous affectent plus gravement que ce que l’on pensait : déclaration conjointe de la présidence britannique de la COP 26, de la présidence égyptienne de la  et du secrétariat de la CCNUCC 

Nous remercions le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et ses auteurs pour le dernier volume de leur 6éme rapport d’évaluation publié aujourd’hui : Impacts, adaptation et vulnérabilité. 
Le rapport d’aujourd’hui montre que les effets des changements climatiques sont déjà présents et qu’ils seront plus graves que prévu, les plus vulnérables étant les plus durement touchés. La santé humaine et les moyens de subsistance sont dévastés, des écosystèmes uniques sont irrémédiablement endommagés et de nombreuses espèces ont disparu. Bien que le rapport indique que des mesures d’adaptation sont prises dans toutes les régions du monde, nos tentatives d’adaptation aux effets des changements climatiques ont échoué. Des limites d’adaptation ont déjà été atteintes dans certains endroits du globe et d’autres apparaîtront au fur et à mesure de l’augmentation des températures, notamment si le réchauffement planétaire de 1,5°C est dépassé. Pourtant, malgré le rétrécissement de la fenêtre d’action, le rapport donne des raisons d’espérer. Grâce à une réponse décisive et immédiate, associant l’adaptation transformationnelle à l’atténuation rapide menée par les plans des pays, nous pouvons créer une société résiliente au climat, avec des avantages pour tous.
En tant que présidences de la COP 26 et de la COP 27 et en tant que secrétariat de la CCNUCC, nous sommes déterminés à faire progresser l’action climatique en fonction des données scientifiques. Nous devons collectivement respecter l’Accord de Paris, notamment par le biais du Pacte de Glasgow pour le climat, et les pays doivent renforcer leurs engagements et les mettre en œuvre de toute urgence à grande échelle à Sharm el-Sheikh et au-delà.

Les pays développés doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris d’au moins doubler les fonds destinés à l’adaptation des pays en développement d’ici 2025, afin de parvenir à un équilibre entre le financement de l’adaptation et celui de l’atténuation. Le monde doit réaliser des progrès concrets et substantiels sur le programme de travail de Glasgow-Sharm el-Sheikh afin de mettre en œuvre l’objectif mondial en matière d’adaptation.

Nous devons également agir de toute urgence pour mettre en place le soutien technique et financier nécessaire pour faire face aux pertes et dommages, notamment par le biais du réseau de Santiago et du dialogue de Glasgow. Nous devons accélérer de toute urgence nos efforts pour maintenir l’objectif 1,5 à portée de main en réexaminant et en renforçant les objectifs de 2030, en fournissant un soutien, des investissements et des possibilités d’emploi.

Nous devons tous répondre à ce rapport en honorant collectivement les engagements pris dans le cadre de la CCNUCC et de l’Accord de Paris, en mettant en œuvre le Pacte de Glasgow pour le climat dès maintenant et tout au long de la COP 27 et au-delà, afin de garantir que nous puissions construire un monde durable et résilient au changement climatique.

Signés conjointement par:

Alok Sharma, Président de la COP 
Sameh Shoukry, Président Designé de la COP 27
Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC

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