fbpx

Financement & Formation : La Banque Mondiale débourse 80 millions de dollars US pour le Burundi

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Le gouvernement du Burundi et le Groupe de la Banque mondiale ont signé, ce lundi, 16 août, un accord de financement de 80 millions de dollars US. Et, ce pour le projet ‘’Compétences pour l’emploi à destination des femmes et des jeunes du Burundi’’ dénommé Burundi Skills4Jobs.

 «Le projet vise à améliorer l’accès à la formation et l’adéquation au marché du travail des programmes de développement des compétences et des opportunités entrepreneuriales. Il s’adresse aux femmes et aux jeunes, y compris réfugiés», lit-on dans un communiqué de la Banque mondiale, sorti pour l’occasion. Dans cette cérémonie de signature de cet accord, le Burundi a été représenté par Domitien Ndihokubwayo, ministre burundais des Finances, et Véronique Kabongo, représentante de la Banque mondiale au Burundi.

Lire aussi :Facilité de crédit rapide, le FMI accorde 78 millions de dollars US au Burundi

Ce communiqué précise que la conception du projet met l’accent sur des compétences innovantes et pertinentes pour le monde moderne, afin d’aider les femmes et les jeunes à répondre aux besoins changeants du monde du travail et de l’économie numérique. «Le nombre de bénéficiaires directs est estimé à 120 000 sur la durée du projet, dont 16 000 réfugiés», indique-t-il.

Les compétences numériques particulièrement ciblées

“Le projet Compétences pour l’emploi à destination des femmes et des jeunes du Burundi est le premier d’une série de projets visant à soutenir la création d’emplois pour les femmes et les jeunes, en mettant l’accent sur les compétences numériques. Il appuie des activités qui les prépareront au nouveau marché du travail,” avait souligné Jean Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Angola et São Tomé et Principe. Il faut noter que ledit projet avait été approuvé, au mois de juin, par le Conseil de la Banque mondiale.

Investir dans l’apprentissage

«Le projet jettera les bases des compétences numériques et investira dans l’apprentissage et l’entrepreneuriat tout en établissant des partenariats avec le secteur privé. Il appuiera également la création d’un nouvel Institut d’Informatique/Génie informatique et de Transformation numérique, rattaché à l’Université du Burundi en partenariat avec des universités de renommée mondiale», poursuit ce communiqué de la Banque mondiale.

Il constitue, selon cette institution financière mondiale, ‘’un changement innovant en matière de conception et d’offre de compétences pertinentes relatives à l’employabilité pour les années à venir’’. D’après la Banque mondiale, la réussite du projet sera évaluée sur la base d’indicateurs tels que le nombre d’étudiants obtenant une certification dans le cadre de nouveaux programmes révisés dans le domaine de l’enseignement et la formation techniques et professionnels, développés en collaboration avec le secteur privé.

Lire aussi : Maroc-Burundi, Vers une nouvelle dynamique de coopération

«D’autres indicateurs comptabiliseront le nombre de jeunes obtenant une certification reconnue de leurs compétences à l’issue d’un apprentissage informel, le nombre d’étudiants ayant des compétences numériques avancées au niveau universitaire ainsi que le nombre de jeunes entrepreneurs ayant créé de nouvelles entreprises grâce au soutien reçu dans le cadre du projet», mentionne-t-elle, notant que ce projet sera mis en œuvre sur une période de cinq ans. Le financement étant assuré par l’IDA (Association Internationale de Développement) de la Banque mondiale.

IDA, quid ?

Créée en 1960, elle aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des prêts à intérêt très faible ou nul destinés à des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs aux 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays de sa zone d’intervention. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements a atteint environ 21 milliards de dollars US en moyenne au cours des trois dernières années, environ 61% étant destinés à l’Afrique.

Lire aussi : Burundi, Le Japon mise 30 millions USD pour réhabiliter le port de Bujumbura

 

Partager.

Répondre