Sans surprise, le gouvernement dirigé par François Bayrou n’a pas survécu, lundi 8 septembre, au vote demandé par le Premier ministre : 364 députés ont refusé de lui accorder leur confiance

Face à des oppositions qui avaient annoncé qu’elles ne voteraient pas la confiance à un gouvernement défendant un budget qui prévoit 43,8 milliards d’euros d’économie, les chances du maire de Pau étaient minces. Selon le décompte final de ce vote à la majorité simple, 364 députés – sur 558 suffrages exprimés – ont refusé d’accorder leur confiance au gouvernement. Seuls 194 députés ont voté la confiance.
La France “au bord de la falaise”
Lors de sa prise de parole avant le vote, en début d’après-midi, le désormais ex-locataire de Matignon a continué dans la ligne alarmiste qu’il tisse depuis plusieurs semaines pour mobiliser autour de ce qu’il considère comme une menace mortelle : une dette publique désormais estimée par François Bayrou à “3 415 milliards d’euros.”
Au perchoir, il a dressé le portrait d’une France “au bord de la falaise”, alourdie d’une dette pesant 114 % du produit intérieur brut, qui ne produit pas assez, et confrontée à un vieillissement de la population qui met en péril son modèle social.
“Le modèle est à réinventer. […] Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change,” a lancé François Bayrou dans le brouhaha de l’hémicycle. Défendant sa politique d’austérité, le centriste a fustigé les parlementaires présents : “Mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel.”
Lors de sa prise de parole en tant que cheffe du groupe parlementaire du Rassemblement national(RN), Marine Le Pen a estimé la dissolution de l’Assemblée – qui ne peut être décidée que par Emmanuel Macron – n’est pas “une option, mais une obligation.”
![Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux] Cela a commencé en décembre 2025 par le remplacement surprise du Président de Qatar Airways, le fameux Al Baker, par le patron de l'aéroport international Hamad (HIA), Hamad Ali Al-Khaler. On ne sait pas quelles raisons ont poussé à la démission forcée de celui qui avait fait de Qatar Airways un acteur majeur non seulement dans sa zone, mais bien dans le monde entier.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Hamad-Ali--320x180.webp)
![Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Ue-320x180.jpg.webp)



France



![Tribune | Le piège stratégique iranien : une dynamique d’usure globale [Par Benoist Mallet Di Bento] Plusieurs analyses récentes de groupes de réflexion européens (think tanks) soulignent la nécessité pour l’Union européenne de renforcer sa capacité à agir sur les dynamiques stratégiques, notamment face aux tensions nucléaires au Moyen-Orient. Des propositions telles qu’une « zone exempte d’armes nucléaires » traduisent une ambition normative séduisante sur le plan moral, mais confrontée à des réalités géopolitiques complexes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Mohammad-Ghalibaf-President-du-Parlement-iranien-lhomme-fort-du-moment--450x226.jpg)

