L’ex-première dame du Gabon, Sylvia Bongo, a été inculpée pour « blanchiment de capitaux ». Elle reste maintenue en résidence surveillée. Cette inculpation intervient après celle de Noureddin Bongo Valentin, le fils du couple. Lui est inculpé et incarcéré notamment pour « corruption » et « détournements de fonds publics ».
En résidence surveillée depuis que son mari Ali Bongo a été renversé par les militaires au Gabon, Sylvia Bongo Ondimba Valentin, a été inculpée de « blanchiment de capitaux », a annoncé ce vendredi le procureur de la République de Libreville.
Noureddin Bongo Valentin, le fils du couple, est déjà inculpé et incarcéré notamment pour «corruption» et « détournements de fonds publics », avec plusieurs ex-jeunes membres du cabinet présidentiel et deux ex-ministres.
Les avocats de Sylvia Bongo ont déposé plainte en France vendredi pour détention arbitraire, ont annoncé à l’AFP Me François Zimeray et Jessica Finelle.
« Mme Valentin épouse Bongo est privée de sa liberté depuis le putsch du 30 août 2023, tout comme son fils cadet Jalil », tandis qu’un autre fils, Nourredin Bongo Valentin, « est incarcéré dans un lieu tenu secret », s’inquiètent les deux avocats dans un communiqué. Jusqu’alors, les militaires n’avaient rien dit du sort de Sylvia Bongo, mariée à Ali depuis 1989 et avec qui elle a eu quatre enfants.
Avec AFP





Gabon
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