Le Président Ali Bongo Ondimba vient de nommer Claude Ahavi à la présidence de la puissante Société nationale des hydrocarbures du Gabon (Gabon Oil Company). Il succède à Maurice Dikongo qui ne sera resté à ce poste que trois «petites» années.
Ahavi dirigeait auparavant l’Institut national de la poste, des technologies, de l’information et de la communication (Inptic). Il hérite d’une entreprise qui s’interroge sur ses choix stratégiques.
Dans une manœuvre d’intégration en aval, la compagnie s’était lancée dans la distribution de produits pétroliers en construisant son propre réseau de stations-service. Mais pour l’instant, ce choix s’est avéré être un flop. En cinq ans, Gabon Oil Company n’aura construit qu’une seule station-service.
Engagé dans la diversification de son économie, Libreville veut valoriser davantage ses ressources gazières. Dans ce cadre, le pays qui dispose de réserves de gaz estimées à plus de 100 milliards de mètres cubes, a opté pour une transition du Diesel et de l’essence au gaz pour alimenter le pays en énergie électrique et pour faire fonctionner les véhicules. La Gabon Oil Company, chargée des participations de l’Etat dans le secteur des hydrocarbures, est l’acteur central de la mise en œuvre de cette stratégie.
Le changement touche également la Société équatoriale des Mines (SEM). Son nouveau directeur, Wesbert Moussounda Ngoumba remplace Elvis Ossindji qui fait son entrée au gouvernement au poste de ministre des Mines. L’homme dispose d’une solide expérience d’environ 14 ans dans le secteur. Dans sa longue carrière, il avait dirigé le Comptoir gabonais de collecte de l’or et exercé à la Canadian Avion Gold Corporation.





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