Adama Barrow, le Président de la Gambie rationne les déplacements des membres du gouvernement à l’étranger jusqu’à la fin de l’année. Raison de cette mesure : gérer au mieux les finances publiques pour lutter contre le déficit budgétaire.
«Le Président Barrow a signé le décret exécutif suspendant tous les voyages à l’étranger du Président, du vice-président, des ministres, des hauts fonctionnaires, des fonctionnaires et employés de toutes les institutions et agences gouvernementales», indique un communiqué de la présidence gambienne. Le document ajoute que les réunions où la participation de la Gambie est obligatoire et les voyages à l’étranger entièrement financés par des sources externes sont exemptés de cette décision, sous réserve d’une autorisation du Président ou d’un fonctionnaire autorisé, est-il précisé.
Lutter contre les déficits
Le déficit budgétaire s’est creusé à 4,8% en 2022, notamment parce que les recettes fiscales ont diminué en raison de la baisse des taxes et de l’augmentation des subventions pour le carburant, les engrais et les céréales, conséquence de la guerre en Ukraine. L’inflation annuelle a atteint 11,6% en 2022, alors que près d’un cinquième de la population vit avec moins de deux dollars par jour.
Selon une analyse conjointe de la Banque mondiale et du FMI achevée en novembre 2022, le risque de surendettement est élevé. En 2022, la dette publique s’élevait à 83,9% du PIB.





Gambie




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
