Le chanteur-compositeur de Middlesbrough, auteur des hits « Driving Home for Christmas » et « The Road to Hell, » est décédé paisiblement à l’hôpital après une courte maladie. Une carrière de plus de 40 ans s’achève, marquée par 25 albums studio et plus de 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde.
Chris Rea, figure emblématique du rock britannique, s’est éteint à l’âge de 74 ans, selon un communiqué de sa famille et relayé par The Guardian. L’artiste est « décédé paisiblement à l’hôpital… après une courte maladie, » précise le communiqué.
Classic 21 lui rendra hommage ce dimanche 28 décembre dans l’émission Soundtrack de Laurent Debeuf entre 9h et midi.
Né en 1951 à Middlesbrough d’un père italien et d’une mère irlandaise, Chris Rea avait forgé son identité d’outsider dès son plus jeune âge. « Être italo-irlandais dans un café de Middlesbrough – j’ai commencé ma vie en tant qu’étranger, » confiait-il plus tard.
Des débuts laborieux aux premiers succès
Avant de percer dans la musique, le jeune Chris Rea multiplie les petits boulots, notamment dans l’usine de glaces de son père, tout en envisageant une carrière de journaliste. À 22 ans, il rejoint le groupe Magdalene, qui comptait auparavant David Coverdale dans ses rangs, futur membre de Deep Purple.
Sa carrière solo débute en 1974 avec le single « So Much Love. » Le succès arrive d’abord outre-Atlantique en 1978 avec « Fool (If You Think It’s Over) », qui atteint la 12e place des charts américains et lui vaut une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie « meilleur nouvel artiste. »
Cette période de gloire initiale est suivie de plusieurs années difficiles. Rea compare alors les machinations de l’industrie musicale à « un gros tas de fumier bouillonnant. Je n’avais aucun contrôle dessus, je ne savais pas quoi faire.«
L’âge d’or des années 1980
La fin des années 1980 marque l’apogée commercial de Chris Rea. L’album Dancing With Strangers(1987) lance une série de six albums classés dans le top 10 britannique, dont deux atteignent la première place. Parmi eux, The Road to Hell (1989) devient son plus grand succès commercial, enregistré au studio Miraval dans le sud de la France.
L’album New Light Through Old Windows(1988) contient un de ses tubes les plus célèbres, « Driving Home for Christmas, » initialement enregistré en 1986.
Un retour aux sources blues
Dans les années 2000, Chris Rea opère un virage artistique majeur. À partir de l’album Dancing Down the Stony Road (2002), il délaisse la pop pour revenir au Delta blues qui l’avait initialement inspiré.
Passionné de sports mécaniques, l’artiste participait régulièrement à des courses automobiles, pilotant des Ferrari et des Lotus. Il a même intégré l’équipe Jordan en Formule 1 en 1995 comme mécanicien. « Je ne voulais vraiment pas faire le truc VIP, alors je m’occupais du pneu arrière droit d’Eddie Irvine, » racontait-il.
Une vie marquée par les épreuves de santé
La santé de Chris Rea s’est dégradée au fil des années. Diagnostiqué d’un cancer du pancréas, il subit en 2001 l’ablation de cet organe ainsi que de parties de son estomac et de son intestin grêle, le rendant diabétique.
En 2016, un AVC le frappe durement. « C’était un moment très effrayant… Je me suis mis en tête que ma perception de la hauteur des sons avait disparu avec l’AVC, » confie-t-il. L’année suivante, il s’effondre sur scène lors d’un concert à Oxford et doit être hospitalisé.
Un héritage familial et musical
Chris Rea laisse derrière lui son épouse Joan, qu’il fréquentait depuis l’âge de 17 ans, ainsi que leurs deux filles Josephine et Julia. Ces dernières ont inspiré deux de ses chansons les plus personnelles, témoignant de l’amour qu’il portait aux femmes de sa vie.
L’artiste britannique aura marqué plusieurs générations avec ses mélodies blues-rock et ses textes empreints de poésie, vendant plus de 30 millions d’albums à travers le monde.
Source : RTBF





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