Réunis en session plénière, les membres du Conseil national de Transition (CNT) de la Guinée ont approuvé un prêt 60 millions d’euros (65,03 millions de dollars) de l’Agence française de développement (AFD) pour le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée forestière (PAAEGF)
Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’amélioration de l’accès à l’électricité à moindre coût initié par le gouvernement, qui vise l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030.
La durée de remboursement de ce prêt est de vingt (20) ans avec un délai de grâce de sept (7) ans, à partir de la date de signature. Le montant sera décaissé en plusieurs tranches. «Pour le remboursement, Conakry pourra opter à chaque versement entre le taux d’intérêt fixe et le taux d’intérêt variable qui ne peut être inférieur à 0,25% l’an», a indiqué le rapporteur général du Conseil national de Transition.
121 localités ciblées par cet investissement
D’après les autorités guinéennes, ce projet couvrira la zone de la Guinée forestière avec plus de 121 localités concernées. Selon la Banque africaine de développement (BAD), ces localités sont relativement moins dotées en électricité sur le plan national. Près de 1,2 million d’habitants devraient être impactés, notamment des ménages, des associations féminines, des centres de santé, des écoles et des entreprises.
Ce projet intervient dans un contexte où la Guinée subit des coupures d’électricité répétées depuis le début de l’année en raison d’un déficit de production d’électricité. Une panne à la centrale thermique de Tombo et une saison des pluies incertaine ont réduit l’énergie disponible de 75 %, forçant la compagnie nationale, Electricité de Guinée (EDG) à rationner l’électricité pour les ménages et les entreprises. Selon le président du patronat guinéen, Ansoumane Kaba, la crise affecte déjà 70 % des industries.
Dans un rapport datant de juillet 2022, la BAD a indiqué que le taux d’accès à l’électricité en Guinée reste relativement modeste. Il est de 44,1%, descendant même jusqu’à 19,3% en milieu rural.
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