La mise en œuvre du programme va permettre d’augmenter la part de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, de 2 % en 2024 dans le produit intérieur brut contre 0,93 % au cours des trois dernières années (2017, 2018 et 2019) – avant le Covid-19.
Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BSD) a approuvé, mercredi 29 mars, à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 250 millions de dollars US à l’Île Maurice. Le financement est destiné à mettre en œuvre le Programme d’appui à la compétitivité et à la résilience économique pour soutenir la reprise économique post-Covid-19 de l’archipel de l’océan Indien.
Le programme comprend deux composantes. Il s’agit d’une part, de renforcer la participation et la compétitivité du secteur privé dans les domaines clés (développement agro-industriel et la pêche) et de favoriser un environnement propice aux affaires et exploiter les deux secteurs, de renforcer la relance verte et la résilience climatique ; en outre de soutenir l’accélération de la transition vers les énergies propres et le renforcement de la gouvernance environnementale, d’autre part.
L’agro-industrie et la pêche en priorité
La première composante comprend plusieurs activités qui consistent à exploiter le développement agro-industriel et la pêche, à améliorer l’environnement des affaires, à développer les compétences et les petites et moyennes entreprises. Un fonds renouvelable pour l’industrie de la canne à sucre a été également mis en place, et le gouvernement développera une politique d’aquaculture visant à exploiter l’énorme potentiel de l’industrie aquacole de l’île.
La mise en œuvre du programme va permettre d’augmenter la part de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, de 2 % en 2024 dans le produit intérieur brut contre 0,93 % au cours des trois dernières années (2017, 2018 et 2019) – avant le Covid-19. La valeur ajoutée brute du secteur manufacturier au produit intérieur brut devrait, quant à elle, augmenter de 2 % en 2024 (contre une moyenne triennale avant Covid-19 de 1,03%).
En ce qui concerne la deuxième composante, le projet va déployer un programme de prêts au secteur industriel neutre en carbone pour offrir une option viable aux entreprises industrielles et les inciter à la production d’énergie renouvelable – solaire et éolienne – pour leur propre consommation. Le projet devrait aussi permettre au gouvernement de mettre en place un cadre national pour la biomasse pour aider à atteindre l’objectif de production de 60 % d’énergie à partir de sources renouvelables à l’horizon 2030, en éliminant progressivement l’utilisation du charbon.
Les différentes réformes seront cruciales et devraient aider l’économie mauricienne à renforcer sa résilience. Elles permettront notamment au gouvernement d’atteindre son objectif de réduire les gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030.
À la fin du projet, l’Île Maurice devrait avoir augmenté sa capacité installée d’énergie renouvelable de 496 mégawatts en 2024 contre 306,98 mégawatts en 2021 ; et la mobilisation supplémentaire des financements climatiques (adaptation et atténuation) à 3,6 % du produit intérieur brut en 2024 contre 2 % en 2021.
Le 31 décembre 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à l’île Maurice comprenait sept projets pour un engagement total de 286 millions de dollars américains.
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Maurice
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-450x221.jpg)





Un commentaire
On a pas beau coup de Sylvies à Maurice, ça va être compliqué de promouvoir leur élevage
Plus sérieusement, on a pas une très grande couverture forestière artificielle à Maurice, que va t on exploiter? Vu qu’il n’est pas question de toucher à la forêt primaire
Je suis mauricien et…étonné. Aucun média local n’a encore parlé de notre ambition de doubler la part du secteur primaire dans notre économie. On a plus assez de main-d’œuvre et il est même question de faire venir de nouveaux travailleurs engagés d’Inde pour sauver l’industrie sucrière !
L’économie bleue, annoncée de longue date, peine encore à décoller
Patientons pour voir