Alors qu’il importe jusqu’à présent, la totalité de ses besoins en médicaments, le Burkina Faso a inauguré le 23 août dernier sa première usine de fabrication de génériques.
Propharm est née d’une initiative privée venant de pharmaciens burkinabè. L’investissement est évalué à 23 millions de dollars. Dans l’immédiat, trois médicaments génériques, dont le paracétamol, un des produits les plus utilisés dans le monde, y seront fabriqués en attendant l’élargissement à d’autres spécialités.
«C’est une usine importante qui va contribuer à mettre à la disposition de nos populations des médicaments à moindre coût, et à assurer leur disponibilité permanente dans la mesure où les produits fabriqués ici sont les plus demandés dans les formations sanitaires», a indiqué le Premier ministre Albert Ouédraogo qui a procédé à l’inauguration de l’usine.
A l’instar de la plupart des pays sur le continent, le Burkina Faso souffre d’un manque d’autonomie en matière de production de médicaments qui l’oblige non seulement à en importer, mais l’expose surtout à la prolifération des médicaments contrefaits qui font des ravages dans la population.
D’après un rapport publié conjointement en 2021 par l’Agence française de développement (AFD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’Afrique importe 97% de ses produits pharmaceutiques. A noter quelques exceptions comme le Maroc, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Egypte qui disposent d’une vraie base dans l’industrie pharmaceutique qui leur assure une assez large autonomie en matière de médicaments. Ces pays exportent d’ailleurs une importante partie de leur production en Afrique subsaharienne.





Burkina Faso

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Les choses changent à grand pas au Burkina Faso