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Infrastructures: au moins 130 milliards de dollars nécessaires par an

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Il faut entre 130 et 170 milliards de dollars d’investissements annuels pour résorber le déficit d’infrastructures sur le continent. Mais, les pays africains pourraient compter sur leurs propres ressources, à condition d’améliorer leurs recettes fiscales.

 

Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

C’est ce qu’a affirmé Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA). Elle s’exprimait mardi 26 mars lors de la conférence annuelle des ministres des Finances qui s’est tenue en début de semaine à Marrakech.

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Ce déficit, sans cesse grandissant, est un obstacle au développement des activités économiques en général et, par ricochet, à la création d’entreprise sur le continent. Il coûte plusieurs points de croissance aux pays africains. 

« A un niveau plus global, pour que l’Afrique puisse réaliser le Programme 2030, les besoins de financement supplémentaires se situent entre 614 et 638 milliards de dollars par an. Cela représente environ 11 % du PIB entre 2015 et 2030 », a indiqué Vera Songwe.

La sous-secrétaire générale de Nations Unies a par ailleurs indiqué, qu’en parallèle, les pays du continent pourraient améliorer sensiblement améliorer leurs recettes fiscales de 12 à 20% du PIB. Ce

la signifie qu’il n’est pas besoin de recourir à l’endettement excessif pour financer le déficit d’infrastructures. Il suffirait simplement de réaliser les réformes nécessaires dans le système fiscal des pays respectifs. 

Pour ce faire, il faudrait élargir l’assiette fiscale pour toucher davantage le secteur informel, mais également l’agriculture et l’économie numérique. Il conviendra également de recourir aux technologies de l’information pour rendre plus efficaces les systèmes fiscaux existants et surtout éviter la fraude à grande échelle et l’évasion fiscale à outrance. Enfin, il faudra aussi réduire les dépenses fiscales excessives qui, dans plusieurs cas, ne profitent pas à l’économie

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