Ce qui relevait encore récemment d’une vision ambitieuse portée par le président Andry Rajoelina devient aujourd’hui une réalité palpable. Madagascar a officiellement lancé, ce jour, les travaux d’asphaltage des premiers kilomètres de sa toute première autoroute, un projet sans précédent dans l’histoire des infrastructures du pays

Pensée comme un levier stratégique pour désenclaver Antananarivo, accélérer les échanges commerciaux et renforcer les exportations, cette autoroute est appelée à transformer en profondeur l’économie malgache.
Longue de 260 kilomètres, elle reliera la capitale à Toamasina, premier port du pays. Cette liaison directe réduira non seulement la distance actuelle de 370 à 260 km, mais surtout le temps de trajet, qui passera de 8 à 10 heures à environ 2h30.
Ce tracé moderne permettra un gain logistique considérable pour les opérateurs économiques, tout en favorisant une meilleure circulation des biens et des personnes.
Une réalisation portée par un consortium égyptien
Le projet est piloté par l’entreprise Samcrete Engineers and Contractors, membre éminent du consortium égyptien EGAAD (Egyptian African Arab Company for Development). Déjà actif sur de grands chantiers d’infrastructure à travers l’Afrique, le groupe apporte à Madagascar son expertise technique et sa capacité d’exécution à grande échelle.
«Ce projet symbolise l’audace et le renouveau d’un pays en mouvement,» a déclaré Reda Boulos, Directeur général, Egyptian African Arab CO. For Development (EGGAD) lors de la cérémonie officielle. Des remerciements appuyés ont également été adressés au ministère des Travaux publics, dirigé par Richard Théodore Rafidison, pour son soutien constant, ainsi qu’à Tiana Leclef Rajaonarivo, dont la coordination du projet a été saluée comme un facteur clé de réussite.
Une autoroute pour l’avenir
Prévue pour être achevée d’ici 2027–2028, cette autoroute s’inscrit dans un plan plus large de modernisation des infrastructures malgaches, voulu par le président Rajoelina. Elle devrait marquer un tournant économique en reliant efficacement la capitale au principal débouché maritime du pays, facilitant l’exportation des produits agricoles, textiles et industriels.





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