Crises de l’énergie, l’eau, des transports, … en Afrique du Sud. Pour la relance de la machine économique, le gouvernement de Cyril Ramaphosa n’a pas le choix : investir dans les infrastructures. Quelque 20 milliards de dollars US sont sur le point d’être mobilisés.
Pour lutter contre la récession économique, l’Afrique du Sud parie sur la relance de ses infrastructures, notamment énergie, eau, transports. Un minimum de 20 milliards de dollars US seront nécessaires pour y arriver. Cette information a été annoncée par l’agence de presse Reuters, citant le trésorier général de l’African National Congress (ANC), Paul Mashatile. Si la nation arc-en-ciel veut renouer avec le dynamisme économique, elle n’a pas le choix. Elle doit investir massivement dans l’énergie, l’eau et les transports. Trois secteurs stratégiques qui connaissent des problèmes récurrents qui semblent insurmontables. Dans le domaine l’energie, le géant sud-africain Eskom est dans la tourmente. Depuis plusieurs mois, la compagnie nationale d’électricité pratique des délestages pour éviter la coupure totale. Alors que ses installations sont vieillissantes et ses nouvelles centrales peu performantes, Eskom concentre tous les maux sud-africains. Cette compagnie qui gère la fourniture en électricité de plus de 90 % du pays, accumule les problèmes. Eskom ne parvient à fournir que 28.000 mégawatts pour répondre à la demande de 57 millions de Sud-africains, sur un potentiel de production de 45.000 mégawatts. Ce problème a été d’ailleurs au centre du discours de Gwede Mantashe, ministre sud-africain de l’Energie et des ressources minières lors de la 26ème édition d’Indaba Mining à Cape Town du 3 au 6 février 2020.
Pour ne pas obstruer davantage les principaux débouchés de l’économie nationale, le gouvernement s’est engagé à maintenir la compagnie à flot en la finançant à hauteur de 4,3 milliards d’euros sur trois ans. Mais pas question d’absorber sa dette qui s’élève à près de 26 milliards d’euros.
L’autre difficulté majeure de l’économie sud-africaine reste l’eau. Le pays a connu en 2019 un stress hydrique inédit après un été anormalement chaud et sec, une pluviométrie inférieure à la moyenne et une augmentation de la consommation d’eau. Les niveaux des barrages à travers le pays ont chuté de 10 à 60 % par rapport à 2018, selon un rapport récent du département des eaux. Et il va falloir trouver des solutions durables à la pénurie du précieux liquide. Et comme si cela ne suffisait pas, le pays de Mandela fait face aux problèmes de transports en général, aérien en particulier avec South African Airways au bord de la faillite. Ce qui amène la compagnie, depuis jeudi 6 février, à fermer définitivement plusieurs lignes internationales et de la quasi totalité de ses liaisons nationales, afin de réduire ses coûts.
Enfin, cet investissement public de plus de 20milliards de dollars ne pourra qu’apporter un nouveau souffle à l’économie sud-africaine en proie à la déliquescence de ses infrastructures.
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Afrique du Sud


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