Catherine Colonna, la ministre des Affaires étrangères française a défendu la politique de la France au Maghreb, malgré les nombreuses critiques de députés, lors d’une audition mardi devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
« Au-delà des moments qui peuvent être des moments d’incompréhensions de votre part de la relation avec l’Algérie, nous devons tous travailler chacun à notre place pour que cette relation qui est une relation de long terme serve les deux côtés de la Méditerranée », a ainsi réagi Catherine Colonna.
Alger a récemment rappelé son ambassadeur après le rapatriement en France de la militante franco-algérienne Amira Bouraoui, alors qu’elle était en situation irrégulière en Tunisie.
Mais Paris a signalé sa volonté d’approfondir ses relations avec Alger et, ce malgré les crispations que cela suscite chez son voisin marocain.
Et alors que plusieurs députés ont interpellé Catherine Colonna sur des propos publiés récemment par Jeune Afrique d’une source officielle au sein du gouvernement marocain affirmant que « les relations ne sont ni amicales ni bonnes, pas plus entre les deux gouvernements qu’entre le Palais royal et l’Élysée », la cheffe de la diplomatie a souligné qu’il s’agissait de propos d’une source anonyme.
« Si nous avons lu des déclarations désagréables dans la presse, elles sont de sources anonymes et n’appellent à ce titre pas de commentaires particuliers », a-t-elle dit.
Elle a aussi souligné qu’elle s’attachait à « pratiquer l’apaisement », preuve étant qu’elle s’était elle-même rendue au Maroc en décembre, ce qui avait permis de reprendre « des relations consulaires normales ».
Lors de son déplacement, elle avait en effet annoncé la fin de la politique de restrictions d’octroi des visas qui avait cristallisé les tensions diplomatiques. Une décision similaire avait ensuite été prise pour l’Algérie.
« Je souhaite continuer pour ma part de pratiquer le même apaisement », a-t-elle ajouté.
Elle n’a pas fait mention de la visite d’Emmanuel Macron au Maroc qui était envisagée pour le premier trimestre de cette année et qui ne semble plus d’actualité.
Toutefois, elle a souligné qu’elle restait « sur les échanges » qu’elle avait eus avec ses homologues marocains en décembre dernier au cours desquels Paris et Rabat avaient signalé leur volonté de refonder en profondeur leur relation et avaient évoqué cette potentielle visite.
Avec AFP


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Un commentaire
Il s’agit là d’un sujet qui est vraiment important et surtout dans le maintien de la paix et entente entre les populations Maghreb et françaises