El Hadj Badara Fall, pilote de formation et conseiller du ministre des Transports, a été nommé directeur général d’Air Sénégal lors d’un conseil d’administration mardi 12 juillet.
Il succède à Ibrahima Kane, aux commandes de la compagnie depuis avril 2019 mais qui était vivement critiqué ces dernières semaines en raison de multiplications d’incidents (retards, annulations de vols, etc) et la colère des passagers face à la dégradation de la qualité de service.

La dernière goutte qui fait déborder le vase est ce vol Paris-Dakar au début du mois de juillet, annulé car l’avion d’Air Sénégal est endommagé «par des opérations de manutention» à Roissy-Charles-de-Gaulle. L’immobilisation de cet appareil va alors perturber tout le programme de la compagnie. Durant une semaine, les vols accumulent d’importants retards insupportables pour les passagers. A ce manque de ponctualité s’ajoutent des pertes de bagages, le tout avec une absence d’informations et d’explications aux passagers.
Avant que cet «incendie» ne se transforme en problème politique, le gouvernement a tranché dans le vif en débarquant le patron d’Air Sénégal. Mais pas sûr que couper les têtes suffira à rétablir la ponctualité des vols d’une compagnie à la flotte limitée au regard de la taille actuelle de son réseau et de ses ambitions.

Créée en 2016, Air Sénégal a développé son réseau ces dernières années, avec l’acquisition d’appareils flambants neufs, et l’ouverture de lignes que ce soit vers les États-Unis, ou tout prochainement vers le Ghana.
Le nouveau directeur général, El Hadj Badara Fall connaît bien la compagnie. À charge pour lui de redorer l’image du pavillon national, cher au président Macky Sall qui souhaite faire de Dakar un «hub» aérien.





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