La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a présenté lors du «Sommet sur le nouveau pacte financier» jeudi 22 juin, ses propositions de réformes visant à relever les défis d’un monde en constante évolution. Elle a souligné la nécessité d’un changement de mentalité et d’approche au sein du FMI afin de mettre en œuvre ses missions de manière plus complète et holistique.
Dans un style qui s’adresse à la fois aux professionnels et à un public plus large, la directrice générale a réitéré son appel aux pays qui se sont déjà engagés à réaffecter leurs Droits de tirage spéciaux (DTS) pour soutenir les pays vulnérables par le biais du FMI et des banques de développement multilatérales. Toutefois, les promesses en la matière tardent à se concrétiser. Ses propositions mettent également l’accent sur la nécessité de renforcer la Banque mondiale.
La patronne du FMI a souligné que la mobilisation de financements concessionnels et de subventions était une priorité absolue pour la Banque mondiale comme le FMI, en raison des déséquilibres largement décrits par les participants de ce Sommet.
Cependant, bien que ses propositions soient ambitieuses, il n’est pas certain qu’elles soient perçues comme pertinentes par l’ensemble des pays africains.
En effet, face à des taux d’intérêt appliqués aux Etats du continent, la directrice du FMI propose de mobiliser davantage de ressources concessionnelles, alors que des dirigeants africains plaident en faveur d’une approche différente dans l’évaluation de la viabilité de la dette dans la région par les agences de notation.
Par ailleurs, les gouvernements africains ont souvent critiqué les conditionnalités et les politiques d’ajustement imposées par le FMI, soulignant les effets néfastes qu’elles peuvent avoir sur les populations les plus modestes.











