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Le Ghana sous perfusion financière du FMI

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Après avoir clamé sur tous les toits que «jamais le Ghana ne solliciterait le FMI pour se sortir de ses difficultés», le gouvernement d’Accra, au bord du défaut de paiement, a fini par «baisser la culotte» en obtenant une facilité élargie de crédit de 3 milliards de dollars sur trois ans du Fonds.

Le Fonds monétaire international et Accra annoncent ce mardi 13 décembre, être parvenus à un accord sur les réformes économiques, qui seront appuyées par un nouvel accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit d’environ 3 milliards de dollars. Le programme de réformes auquel se sont engagées les autorités ghanéennes à mettre en œuvre, «vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette tout en protégeant les populations vulnérables, en préservant la stabilité financière et en jetant les bases d’une reprise forte et inclusive».

Outre un assainissement budgétaire concentré en début de période et des mesures visant à réduire l’inflation et à reconstituer les amortisseurs extérieurs, le programme prévoit des réformes pour remédier aux faiblesses structurelles et renforcer la résilience de l’économie ghanéenne aux chocs.

Stéphane Roudet, chef de la mission du FMI qui a négocié l’accord déclare : «Après des négociations qui ont duré plusieurs mois, le FMI et les autorités ghanéennes ont conclu un accord de soutien des réformes à travers une facilité élargie de crédit d’un montant de 2,242 milliards de DTS, soit environ 3 milliards de dollars. Il reste à soumettre ce mémorandum pour approbation à la direction et au Conseil d’administration du FMI et à recevoir des garanties de financement nécessaires par le Ghana de la part de ses créanciers».

Les réformes clés visent à assurer la viabilité des finances publiques tout en protégeant les personnes vulnérables. La stratégie budgétaire repose sur des mesures concentrées en début de période pour accroître la mobilisation des ressources et la rationalisation des dépenses. Par ailleurs, le gouvernement ghanéen s’est engagé à renforcer les filets sociaux, notamment le programme actuel de transferts monétaires ciblés pour les populations vulnérables et l’amélioration de la couverture et de l’efficacité des dépenses sociales.

Des efforts seront également déployés pour renforcer les contrôles des engagements de dépenses publiques, améliorer la transparence budgétaire, améliorer la gestion des entreprises publiques et s’attaquer aux défis structurels dans les secteurs de l’énergie et du cacao.

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