Des sources gouvernementales dont les propos sont rapportés par l’agence Ecofin, ont révélé que le groupe pétrolier saoudien Aramco envisage d’acquérir, via sa filiale Aramco Overseas Company, les actifs kényans de Valvoline, l’un des plus grands fournisseurs et distributeurs de lubrifiants et de services automobiles au monde.
Ce deal s’inscrit dans le cadre d’une transaction évaluée à 2,65 milliards de dollars. S’il est conclu, il marque la première incursion directe du groupe pétrolier saoudien, dans le segment aval de l’industrie kenyane des hydrocarbures. Une présence qu’il compte d’ailleurs consolider en s’offrant des parts de marché supplémentaires couvrant l’importation de carburants, entre autres.
Compte tenu des risques de pratiques anticoncurrentielles qu’entrainerait cette opération, Wang’ombe Kariuki, directeur général de l’Autorité de la concurrence du Kenya (CAK), a confirmé le feu vert accordé par les autorités, du fait de la conformité du projet à la réglementation sur la concurrence.
Les investissements d’Aramco dans le secteur africain des hydrocarbures restent relativement modestes. Le groupe ne détient quasiment pas de portefeuille d’actifs sur le continent même si en mai dernier, il a réalisé via Aramco Trading Company, sa branche commerciale, l’expédition d’une cargaison de brut issue du champ Zafiro en Guinée équatoriale.











