Au lieu de continuer à se financer à des taux usuraires sur le marché des euro-obligations, le Nigéria a décidé de se tourner vers des prêts concessionnels plus cléments. Beaucoup de pays africains gagneraient à suivre son exemple.
Le Nigeria entend se détourner des eurobonds qui sont jugés trop chers. La direction en charge de la gestion de la dette préfère se tourner vers les prêts concessionnels venant de partenaires bilatéraux et autres organismes spécialisés comme la Banque africaine de développement ou la Banque mondiale.
C’est Patience Ohina qui vient de faire la déclaration auprès de l’Agence Bloomberg.
Il faut dire que les taux d’intérêt des eurobponds sont souvent exorbitants pour les pays africains. Ils avoisinent 6 à 7% et peuvent dans certains cas franchir la barre des 8%.
En avril 2017, l’emprunt obligataire levé sous forme d’eurobonds par le gouvernement nigérian a été au taux nominal de 7,875%. Pendant ce temps, la Chine que l’on accuse de sur-endetter les pays africains offre des prêts concessionnels au taux de 2%.
L’initiative nigériane pourrait inspirer plusieurs pays africains qui, malheureusement, lèvent des fonds sur les marchés internationaux à des taux usuraires. Par exemple, durant l’année 2018, plus précisément en avril, le Sénégal s’est financé à hauteur d’un milliard d’euros sur 30 ans au taux de 6,75%.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




Nigeria![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-450x221.jpg)





