La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a confirmé le 20 juin à Pretoria, à l’issue de sa visite en Afrique du Sud, l’intention du Président Emmanuel Macron de participer au prochain sommet des BRICS prévu en août à Johannesburg, a rapporté la presse française.
La décision d’invitation « doit être faite non pas par la France, mais par les BRICS et au premier rang d’entre eux, l’Afrique du Sud », qui assume cette année la présidence du mécanisme multilatéral regroupant la Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. « C’est l’hôte qui détermine qui doit être invité », a confirmé lundi 19 juin la cheffe de la diplomatie sud-africaine Naledi Pandor lors d’un point de presse conjoint avec son homologue française, soulignant que la décision sera prise par le Président sud-africain Cyril Ramaphosa. Dans un reportage exclusif daté du 12 juin, le quotidien français L’Opinion a rapporté que Macron avait demandé à son homologue sud-africain une invitation au sommet des BRICS. Ramaphosa était à Paris pour y prendre part au Sommet pour un nouveau pacte financier mondial qui s’est tenu jeudi 22 et vendredi 23 juin. Reste à savoir si les deux dirigeants ont évoqué un éventuel rendez-vous à Johannesburg.
Une demande qui choque à Moscou
Le président français souhaite être le premier dirigeant occidental à participer au prochain sommet des Brics, qui doit se tenir au mois d’août en Afrique du Sud. Une demande qui choque à Moscou, alors que la présence de Vladimir Poutine à cette réunion reste incertaine à cause du mandat d’arrêt émis contre lui par la CPI.
“Il est clair que les chefs d’État qui conduisent une politique aussi hostile et inacceptable à notre égard, qui sont si déterminés à isoler la Russie sur le plan international et adhèrent à la ligne de l’Otan visant à nous infliger une défaite stratégique, n’ont pas leur place comme invités des Brics”, a déclaré, ce 22 juin, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par le quotidien Kommersant.
Certes, c’est l’hôte du sommet qui choisit les invités, a concédé le diplomate, “mais tous les pays membres des Brics doivent être consultés, et nous n’avons pas caché notre position à nos collègues d’Afrique du Sud. Nous escomptons que notre point de vue sera totalement pris en compte”.
Comme le rappelle le quotidien Izvestia, la première mention publique du souhait d’Emmanuel Macron de participer au prochain sommet de ce groupe d’États constitué du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud (Brics), qui se positionne comme voulant contrebalancer la puissance des pays du G7, date du 14 juin dans les colonnes du journal français L’Opinion.
Avec agences





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