Deux cadres du groupe de la Banque africaine de développement basés à Addis-Abeba ont été arrêtés et détenus le 31 octobre dernier pendant de nombreuses heures par des éléments des forces de sécurité éthiopiens, sans aucune explication officielle. Ce qui a particulièrement irrité le management de la BAD qui a publié un virulent communiqué condamnant «la séquestration de ses collaborateurs.» Voici quelques extraits.
« Nous sommes heureux que le Premier ministre éthiopien ait immédiatement agi lorsqu’il a eu connaissance de l’incident, qu’il ait ordonné la libération immédiate des membres du personnel concernés et qu’il ait promis de diligenter une enquête immédiate sur l’incident », souligne le communiqué de la BAD.
Il s’agit d’un incident diplomatique très grave, et la Banque africaine de développement a porté plainte officiellement auprès des autorités éthiopiennes. Le gouvernement a, quant à lui, pris acte de notre plainte, reconnu la gravité de l’incident et nous a assuré que toutes les personnes ayant contrevenu à la loi feront l’objet d’une enquête approfondie et seront traduites en justice, dans le respect de la transparence et d’une pleine reddition de compte.
En outre, le gouvernement a également assuré à la Banque africaine de développement que son personnel en Éthiopie et ceux qui se rendent en mission dans le pays continueront de bénéficier du plein respect de leurs droits, privilèges et immunités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de l’Accord de pays hôte conclu entre la Banque africaine de développement et le gouvernement éthiopien.
La Banque africaine de développement accorde une grande importance à la qualité de ses relations avec le gouvernement éthiopien et est actuellement en contact avec les autorités, par voie diplomatique, concernant cet incident.

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