Le gouvernement de Hararé vient d’annoncer une augmentation des salaires de 100 % pour les agents du secteur public, un record mondial qui ressemble plus à un lubrifiant apporté au moteur de l’hyperinflation qui frappe actuellement les populations.
Selon les données de la Banque centrale du pays, l’inflation s’élevait à 229% en janvier 2023. Pour cette année, le FMI table sur un taux d’inflation de 204,6 % contre 284 % en 2022. La croissance du PIB réel devrait atteindre 2,8 % en 2023, contre 3 % l’an dernier. En plus des salaires, plusieurs allocations et indemnités seront revues à la hausse dont celle des parlementaires. Cette hausse des salaires a un effet rétroactif et prend effet à compter du 1er février pour le secteur de la sécurité (police et armée) et le 1er avril pour le reste des domaines du secteur public.
Hararé a par ailleurs augmenté les allocations Covid-19 (elles existent toujours là-bas) de 200 à 250 dollars dans tous les secteurs, à l’exception du secteur de la santé. Cette revalorisation s’applique de manière rétroactive à partir du 1er mars 2023 pour le secteur de la sécurité et le 1er avril 2023 pour le reste de la fonction publique, a déclaré George Guvamatanga, secrétaire permanent du ministère des Finances.
Ces «cadeaux» du gouvernement zimbabwéen interviennent alors que des enseignants sous-payés menaçaient de se mettre en grève illimitée pour obtenir la revalorisation des salaires. Pas certains qu’ils arrivent à calmer la grogne.





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