Elu en 2017 sur fond de promesses de développement économique, de lutte contre la corruption, de création d’emplois, l’ancienne star du football est accusée par ses détracteurs d’avoir échoué à sortir le pays de la crise. Certains de ses opposants paraphrasant François Mitterrand lui demandent de s’excuser auprès des Libériens au lieu de se représenter à la présidentielle. En 1981, l’ancien président français avait fait sensation en suggérant à Valéry Giscard d’Estaing de «présenter ses excuses au peuple français plutôt que de se représenter».
Le président du Liberia George Weah a annoncé, lundi 30 janvier, sa candidature à sa réélection à la tête du pays lors de la présidentielle prévue en octobre, tout en promettant que son éventuel second mandat sera «riche en opportunités en matière de développement».
«Mes chers concitoyens, je viendrai sous peu vers vous pour vous demander de renouveler, pour la deuxième fois, le mandat que vous m’avez accordé il y a six ans », a déclaré l’ancienne star du football, à la fin d’un discours solennel sur la situation du pays.
Weah, 56 ans, a promis un second « mandat riche en opportunités, un mandat pour la transformation, un mandat pour le développement, mais aussi pour la consolidation des acquis ». Il a été élu au second tour de la présidentielle en 2017 sur fond de promesses de développement, de lutte contre la corruption, de création d’emplois et d’investissements massifs dans l’éducation dans ce pays qui pointe au 178e rang dans l’édition 2022 de l’Indice de développement humain du PNUD.
Ses détracteurs lui reprochent de n’avoir tenu aucune de ses promesses. Au Liberia, où les pénuries de carburant et de produits alimentaires sont récurrentes, près de la moitié de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour, selon la Banque mondiale.





Liberia




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
