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L’Institut d’émission justifie ce statu quo par «la nécessité de contenir une accélération de l'inflation alors que l'économie égyptienne se rapproche de sa pleine capacité,» souligne le communiqué du Comité de Politique monétaire.

La Banque centrale d'Egypte a maintenu ses principaux taux d'intérêt au jour le jour inchangés au terme de la réunion de son Comité de Politique monétaire jeudi 20 novembre. Le Comité a maintenu le taux de dépôt à 21 % et le taux de prêt à 22 % (le taux appliqué au refinancement des banques commerciales auprès de la banque centrale.

Situé à proximité des pyramides de Gizeh, le complexe s’étend sur environ 500.000 m² et abrite plus de 100 000 artefacts retraçant sept millénaires d’histoire, y compris l’ensemble des 5000 trésors funéraires du pharaon Toutankhamon. Les visiteurs pourront aussi admirer des statues monumentales, comme celle de Ramsès II, des momies royales, des objets du quotidien. Un bâtiment a été spécialement conçu pour la barque solaire du pharaon Khéops, présentée comme « le plus grand et le plus ancien artefact en bois de l'histoire de l'humanité.»

Le Grand Musée inauguré samedi 1er novembre au Caire en présence de plulsieurs chefs d'Etat et de gouvernements étrangers, se veut la locomotive du soft power égyptien. Présenté par les autorités égyptiennes comme le plus grand musée archéologique du monde, il doit contribuer à relancer le tourisme, avec comme objectif de passer de 18 millions de visiteurs attendus cette année à 30 millions à l’horizon 2031. 

Dans son rapport longtemps retardé pour la quatrième revue du programme égyptien, le FMI constate que les progrès dans la réduction du poids écrasant des entreprises publiques et sous contrôle militaire, bénéficiant d'un traitement préférentiel sous forme d'exonérations fiscales, d'accès à des terrains de premier choix et de main-d'œuvre bon marché, avaient été limités.

Les progrès du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes structurelles, en relation avec un accord de prêt de 8 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), ont été mitigés, estime le Fonds, citant entre autres, la domination écrasante du secteur public dans l'économie

Moins d’une semaine plus tard, ce mardi 10 juin, la banque africaine a tenu à rétablir sa version des faits. Elle conteste vigoureusement l’analyse de Fitch, qu’elle qualifie de fondée sur une mauvaise interprétation de ses obligations juridiques et de sa mission. Selon Afreximbank, aucune restructuration de dette n’est en cours avec ses pays membres. L’institution rappelle qu’elle opère sous un traité constitutif signé par 53 États africains, traité qui interdit expressément tout engagement de ce type hors d’un cadre légal strict.

Après la dégradation de sa note de crédit par l’agence Fitch, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) contre-attaque. L’institution financière dénonce une interprétation erronée de son cadre juridique et une lecture inexacte de ses risques financiers. Le débat relance les tensions entre agences de notation et institutions africaines

Le patron de l’Autorité chargée de l’exploitation du Canal de Suez a indiqué que les réductions tarifaires pourraient être appliquées dans les tout prochains jours, et qu’il n’attendait que le feu vert imminent du chef de l’Etat, le Maréchal Abdel Fattah Al-Sissi.

Le Directeur général de l'Autorité du Canal de Suez, Osama Rabie, a déclaré que l'Autorité envisageait d'offrir des réductions allant de 12% à 15% sur les frais de transit pour aider à rétablir le trafic sur cette voie navigable stratégique, menacée par les attaques des Houthis du Yémen, des proxys de l’Iran,- contre les navires en mer Rouge

Standard & Poor’s assure qu’elle pourrait réviser les perspectives à négatives si l'engagement du Caire sur les réformes macroéconomiques, notamment la flexibilité du taux de change, s'affaiblit et si les déséquilibres économiques, tels que les pénuries de devises, s’accentuent. L’agence prévient qu’elle pourrait dégrader le rating de la dette souveraine de l’Egypte si les taux d'intérêt élevés incitent le gouvernement à procéder à un échange de dette, une opération que l’agence assimilerait à un défaut de paiement.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a révisé le 11 avril dernier ses perspectives sur le Trésor égyptien de positives à stables et confirmé ses notes de crédit souveraines à long et à court terme en devises et en monnaie locale, à « B-/B ». Pour autant, l’agence de notation garde l’Egypte à l’œil car les déficits jumeaux du pays pourraient s’aggraver par le plancher additionnel de 10% des droits de douane que l’administration Trump applique au reste du monde

La première partie de cette étude couvre la période 1956-2024. Elle met en évidence trois faiblesses et trois forces récurrentes. Côté faiblesses, plusieurs facteurs sont pris en compte par cette étude. Tout d’abord sa démographie : avec un taux de croissance annuel de la population de 1,6 %, cette surpopulation est une véritable bombe à retardement, pour les décennies à venir ; ensuite, une balance courante structurellement déficitaire, ce qui pérennise le risque souverain. Et enfin, une pauvreté qui s’installe et qui progresse. Côté atouts, au nombre de trois, également : ceux liés à sa position stratégique, géographique ; celui d’ordre financier, avec trois rentes qui contribuent à hauteur de 12,4 % du PIB en 2023 (diaspora, tourisme, Canal de Suez) ; celui d’un soutien constant des institutions monétaires internationales, qui s’est construit avec le temps, de l’Occident et des pays du Golfe.

Depuis 1956, l’économie égyptienne est en crise. Durant 68 ans, c’est-à-dire la période allant de 1956 à 2024, elle a connu douze dévaluations et huit crises majeures de sa balance des paiements. Avec un déficit récurrent de sa balance courante, le pays est exposé au plus grand des risques : le risque souverain. Ce qui est une première faiblesse. Mais ce pays, qui a toujours réussi à s’épargner ce risque, témoigne aussi de certaines forces, ce qui constitue son premier atout. De ce constat est née l’idée de consacrer cette étude (cliquer sur le PDF) à ces forces et faiblesses de l’économie égyptienne, récurrentes depuis 1956