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Le gouvernement gabonais a annoncé la suspension de l'équipe nationale, le limogeage de l'entraîneur, et l'exclusion de Pierre-Emerick Aubameyang, l’emblématique capitaine de la sélection à la suite de trois défaites lors de la phase finale de la CAN.

Comme sous le régime de Sékou Touré en Guinée, jouer en équipe nationale de football est une entreprise à haut risque. L’ancien Président guinéen n’hésitait pas à envoyer le «Sili National» (le surnom de la sélection de football) en "séjour de redressement" dans les camps militaires après une défaite. Si le gouvernement gabonais n’est pas allé jusqu’à ces extrêmes, il a lancé une étrange chasse aux boucs émissaires après l’élimination des «Panthères» à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroule actuellement au Maroc.

La loi vient combler un vide juridique, souvent dénoncé par les parties prenantes locales et internationales. Si quelques grandes entreprises affichaient des engagements volontaires, le tissu économique national restait marqué par une hétérogénéité préjudiciable à la crédibilité et à l’impact des politiques RSE. Par cette réforme, l’Assemblée nationale – sous l’impulsion du député Awassi – opère un tournant législatif majeur : passer du “bon vouloir” à la “norme contraignante.”

Le 25 mars 2025, le Gabon a franchi un cap décisif en promulguant sa loi d’orientation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Jusqu’alors cantonnée à certains secteurs – notamment le pétrole, les mines et la forêt –, la RSE bascule désormais d’une logique de volontariat à celle d’une obligation transversale, encadrée, et structurante pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur domaine d’activité.

Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.

Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

Construire des routes, c’est bien. Mais construire un secteur privé qui tient la route, c’est mieux L’Afrique avance, mais elle peut courir plus vite. Le potentiel est là – une jeunesse dynamique, une urbanisation rapide, des ressources abondantes. Pourtant, malgré une croissance qui résiste aux chocs, le secteur privé africain peine encore à jouer son rôle de moteur économique