La saisie de 1,1 tonne de cocaïne par les douaniers sénégalais à la frontière avec le Mali dimanche 14 avril, confirme que les cartels latino-américains de drogue cherchent à implanter un hub dans la sous-région, si ce n’est déjà pas fait, afin d’acheminer leur «marchandise» vers l’Europe. En décembre dernier, 6 tonnes de cocaïne avaient été interceptées par la Gendarmerie sénégalaise
Dans le communiqué, publié lundi 15 avril, les autorités sénégalaises indiquent que «la cocaïne était stockée en plaquettes dans des sacs dans un camion arrivant d’un pays limitrophe du Sénégal.» Kidira, ville frontière avec le Mali, est au croisement des routes nationales 2 et 3, axes importants qui permettent de rallier notamment la Gambie, au Sud-Ouest, et la Mauritanie au Nord.
Si les saisies se multiplient au Sénégal -près de six tonnes juste en décembre dernier, ces 1 100 kilos de cocaïne représentent la plus importante saisie «terrestre» au Sénégal, indiquent les douanes. La valeur marchande de cette cargaison de drogue est estimée à plus de 90 milliards de francs CFA, environ 137 millions d’euros.
Pendant ce temps, la justice ivoirienne s’apprête à juger «les cerveaux du trafic de drogue» qui avaient fait venir 3 tonnes de cocaïne du Suriname, pour dans un second temps, l’expédier en Europe. C’est un groupe de personnes qui représentaient une sorte de «franchise» de cartels colombiens en Côte d‘Ivoire qui s’appuyaient sur des complicités locales, notamment dans les forces de sécurité.





Sénégal


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